C’est un chantier capital qui s’active au rythme des flots dans la vieille cité côtière d’El Kala. Les travaux de réhabilitation et de confortement du vieux quai du port de pêche et de plaisance avancent à une cadence soutenue. L’objectif affiché par les autorités est clair : tenir scrupuleusement les délais contractuels pour livrer ce projet hautement stratégique, conçu pour moderniser une infrastructure maritime ancestrale, sécuriser l’amarrage des navires lors des tempêtes hivernales et offrir de meilleures conditions de travail aux professionnels de la mer.
Selon une source responsable au sein de la direction des Travaux publics de la wilaya d’El-Tarf, l’opération cible la réfection complète du vieux quai sur une longueur de 320 mètres linéaires. Pour ce faire, l’État a consenti une enveloppe financière de 45 milliards de centimes, confiant le chantier à l’expertise de la Méditerranéenne des Travaux Maritimes (MEDITRAM). L’entreprise publique s’attelle à déployer des normes techniques rigoureuses propres au génie maritime. Sur place, l’accent est mis sur la dynamisation des ateliers et le renforcement des moyens humains et matériels afin de lever l’ancre à temps et libérer les espaces pour les marins-pêcheurs et les armateurs, contraints de composer avec les nuisances inhérentes aux travaux.
À ce jour, le taux d’avancement physique des travaux a franchi le cap des 50%. Sauf impondérable, la livraison de l’ouvrage est fermement attendue pour la fin de l’année en cours. Une bouffée d’oxygène pour ce poumon maritime qui articule la vie socio-économique et touristique de la région.
Sur le plan technique, le projet ne se contente pas d’un simple lifting. Il englobe la consolidation profonde des fondations du quai, la réparation des sections immergées ou émergées endommagées, ainsi que la réfection des structures en béton armé.
De plus, les dispositifs de protection côtière seront renforcés pour briser la fureur des vagues, prolongeant ainsi la durée de vie de cet ouvrage historique. Une fois opérationnel, ce quai permettra d’augmenter les capacités d’accueil du port, d’optimiser le stationnement des chalutiers, des sardiniers et des embarcations de la petite pêche artisanale, tout en fluidifiant le trafic à quai.
Pour la direction des Travaux publics, l’enjeu économique est de taille. Le port d’El Kala demeure l’un des principaux fournisseurs de produits halieutiques des marchés locaux et nationaux, en plus d’être un grand pourvoyeur d’emplois directs et indirects.
Du côté des professionnels, on estime que l’achèvement de ce projet insufflera une dynamique nouvelle à la flottille locale, particulièrement en cette période estivale propice aux grandes sorties en mer. Idéalement situé face à la vieille ville, ce port historique conjugue mémoire collective et impératifs de développement.
Par : Amina A.












