Que des promesses depuis plus de deux décennies concernant la réouverture de la piscine communale, située en plein centre-ville de la capitale des Haracta, qui garde, à ce jour, ses portes fermées depuis plus de vingt ans.
Complètement dégradée, cette infrastructure nécessite une opération de réhabilitation peu coûteuse afin de permettre aux jeunes Beïdis de se divertir durant chaque période estivale, plutôt que d’aller faire quelques brasses dans les rivières, les barrages ou les retenues collinaires.
Face à cette situation préoccupante, les élus locaux de la municipalité gardent le silence, pénalisant ainsi une population de plus de 350 000 habitants.
Même la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la wilaya d’Oum El Bouaghi, qui avait promis d’installer des piscines mobiles et d’initiation à travers les 29 communes, notamment dans les zones enclavées, afin de permettre aux enfants et aux élèves en vacances de se rafraîchir, n’a pas concrétisé ses engagements. Ces bassins étaient pourtant destinés en priorité aux familles démunies, qui n’ont pas les moyens de passer un séjour dans l’une de nos villes côtières, telles qu’Annaba, Collo, Skikda ou Jijel.
Lors des sessions ordinaires de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), plusieurs élus ont soulevé le problème de cette piscine fermée depuis de nombreuses années à Aïn Beïda. Mais, en vain. Aucune réaction de la part des pouvoirs publics, ni de l’Assemblée populaire communale (APC), pour inscrire une opération de réhabilitation susceptible de sauver les deux bassins, celui des adultes et celui des enfants.
Pourtant, des solutions existent pour redonner vie à cet espace de loisirs : réhabiliter le site, puis le confier en location à un investisseur dans le cadre d’une concession. Ainsi, les jeunes Beïdis, ainsi que ceux des régions limitrophes, ne seront plus condamnés à longer les murs lépreux d’une daïra où les espaces de loisirs font cruellement défaut.
Par : Chaffai Chawki







