Depuis les années 1990, la sablière d’Oued Zhor, située à Beni Ferguène (El Milia), n’en finit pas de faire parler d’elle. À l’extraction quotidienne de grandes quantités de sable, s’ajoute une véritable calamité qui s’abat sur toute une région à vocation agro-touristique. Non seulement les écosystèmes, les plaines agricoles et les plages pâtissent de cette situation, mais les poids lourds, assurant le transport du sable, ne font qu’aggraver le problème.
Chaque jour, une longue procession de camions de grand tonnage, pour la plupart des 15 tonnes, emprunte le CW132 B, écrasant sous ses roues une chaussée devenue particulièrement vulnérable. Faute d’une voie de contournement de cet axe névralgique reliant les RN27 et 43, par lequel transitent ces engins pour rejoindre leur destination, c’est cette route qui supporte l’ensemble de leurs charges. La situation se détériore davantage avec l’ouverture de la saison estivale.
Perturbée aussi bien sur la route que sur le littoral par le passage incessant de ces camions, cette période est devenue une véritable hantise pour les visiteurs en quête de calme et de tranquillité. Le sable, abandonné aux abords de la chaussée, accentue encore cette contrainte, rendant la circulation difficile, particulièrement dans les virages sinueux de Beni Ferguène. Tout au long du trajet, les visiteurs de la région croisent, sur pratiquement chaque tronçon, ces camions lourdement chargés de sable.
À terme, si des solutions ne sont pas envisagées pour remédier à ce problème, c’est l’avenir touristique de la région qui risque d’être compromis. Une zone d’expansion touristique (ZET) est, d’ailleurs, prévue sur le littoral d’Oued Zhor, qui s’étend sur plus de 8 km. En attendant l’aménagement de cette zone, le bon sens recommande la recherche d’une voie de sortie durable à la problématique de cette sablière. Située à proximité d’un littoral fréquenté chaque année par des milliers d’estivants, cette immense dune, qui fournit du sable aux chantiers de construction de toute la partie Est du pays, constitue un sérieux obstacle à l’essor touristique d’Oued Zhor.
Par : Amor Z









