À compter du 1er juillet 2026, les importateurs algériens devront encore faire face à une nouvelle augmentation des tarifs du fret maritime. Le français CMA CGM, un des principaux opérateurs desservant les ports algériens, a annoncé un relèvement de sa « Peak Season Surcharge » (PSS), surcharge en période forte de demande.
L’armateur précise dans un avis à destination de ses clients que la majoration affectera les services entre les principaux ports asiatiques vers la Méditerranée et l’Afrique du Nord en y incluant l’Algérie. La disposition prendra effet à partir de la date de chargement des marchandises dans les ports d’origine et ce jusqu’à nouvel ordre.
Concrètement, la surcharge sera relevée de 900 à 1 400 dollars pour un conteneur de 20 pieds, soit une augmentation de 500 dollars par unité. La surtaxe s’élèvera à 2 800 dollars pour les conteneurs de 40 pieds, soit une augmentation de 1 000 dollars. Une augmentation qui concerne aussi bien les conteneurs de marchandises sèches que les conteneurs frigorifiques, ainsi que certaines catégories spécifiques de cargaisons.
Cette décision intervient dans un contexte d’extrême pression sur les chaînes logistiques internationales. Ces derniers mois, le commerce maritime mondial est sujet à des perturbations majeures dues à des changements dans la demande, à une réorganisation des routes maritimes, et à des tensions géopolitiques persistantes dans certaines régions stratégiques de navigation.
L’augmentation annoncée par CMA CGM est dans la lignée d’une série de hausses de tarifs qui ont été observées au cours de ces dernières années. Plusieurs compagnies avaient déjà augmenté leurs tarifs pour 2024/2025 et introduit des surcharges exceptionnelles afin d’amortir l’augmentation des coûts d’exploitation liées au transport maritime international. Plus récemment encore, l’armateur avait annoncé un premier réajustement de cette même surcharge qui devait s’appliquer à compter du 15 juin 2026, avant de procéder à ce nouvel ajustement quelques semaines plus tard.
Ceci sachant que le fret maritime en provenance de la Chine a connu lui aussi une hausse ces dernières semaines, poussant même certains importateurs de voitures à différer leurs commandes.
Pour les opérateurs économiques algériens, en particulier ceux qui sont les plus dépendants des importations en matières premières, équipements industriels ou produits de consommation en provenance d’Asie, cela pourrait signifier une augmentation des coûts d’approvisionnements. Les firmes devront donc une nouvelle fois recommencer à recalculer leurs prévisions de logistiques, de coûts de revient alors que la maîtrise des dépenses d’importation est un enjeu majeur pour ce qui est de la compétitivité du tissu économique national.
Cette nouvelle flambée confirme une fois encore que le commerce extérieur reste lié à l’évolution du marché mondial du transport maritime.
Par : Elyas Abdelbaki









