La contestation gronde depuis plusieurs mois au sein des chercheurs permanents. La section du Syndicat national des chercheurs permanents (SNCP), affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), du Centre de recherche sur l’environnement d’Annaba vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle appelle à la création d’une représentation syndicale autonome, qui puisse défendre les intérêts des travailleurs du secteur.
Dans ce texte, les chercheurs du centre annabi soutiennent la position de leurs représentants qui ont dénoncé le congrès du 18 avril 2026, critiquant «les conditions de préparation, d’organisation et de représentation qui ont marqué cet événement».
D’autre part, les chercheurs permanents de ce centre soulignent que la participation faite en leur nom lors de ce congrès «n’a été ni concertée ni validée par les chercheurs du centre».
Le communiqué conclut par la nécessité de construire un syndicat national autonome de chercheurs permanents, en dehors de la Fédération nationale de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FESRS), apte à assurer une représentation réelle de la catégorie et à soutenir ses droits professionnels et sociaux. Il rappelle enfin qu’il y a lieu de se conformer aux dispositions de la loi 02-23 relative à l’exercice du droit syndical.
Ce communiqué n’est pas le premier dans le genre. Plusieurs sections syndicales du SNCP se sont déjà exprimées, durant les semaines passées, pour dénoncer le congrès d’avril, et conséquemment réclamer une meilleure défense de leurs droits. La section syndicale du Centre de développement des technologies avancées (CDTA) avait déjà, le 7 mai 2026, fait paraître un communiqué rejetant le congrès du 18 avril et ses résolutions, pour des motifs similaires.
Le CDTA précisait qu’il est nécessaire de construire un syndicat national fort et représentatif tout en fustigeant la participation de certains de leurs collègues à ce congrès.
Ces déclarations se rejoignent ainsi sur une demande de fond : les chercheurs permanents ambitionnent de mettre en place une organisation syndicale qui, selon leurs propos, défend leurs intérêts socioprofessionnels.
Par : Elyas Abdelbaki









