Le wali a réuni, hier (samedi), les responsables concernés autour de la préparation de la campagne moisson-battage 2025/2026, ainsi que sur deux projets agricoles appelés à renforcer les superficies cultivables et à mieux valoriser la ressource en eau. L’enjeu est de sécuriser les moissons, d’anticiper les risques et de donner un cadre opérationnel clair aux services mobilisés sur terrain.
La rencontre a rassemblé les élus locaux des communes d’Aïn Berda, Sidi Amar, El Hadjar et El Karma, en présence des Services agricoles, de la Protection civile, de la Conservation des forêts, de l’Hydraulique, de la Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS), de la Chambre d’agriculture, de la Caisse régionale de mutualité agricole, de l’Algérienne des eaux et de plusieurs structures techniques.
Le bilan de la campagne de labours et de semailles a d’abord été présenté. Sur une superficie ciblée de 14.034 ha, 13.995,25 ha ont été emblavés, soit un taux de réalisation de 99,72%. Les surfaces semées se répartissent entre 6.916 ha de blé dur, 5.577,25 ha de blé tendre, 1.456 ha d’orge et 46 ha d’avoine.
Les données exposées font également état de 1 .09 exploitations agricoles productrices de céréales d’hiver. Par ailleurs, 163 producteurs ont bénéficié du crédit Rfig. La Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS) a permis à 491 agriculteurs d’acquérir des semences, dont 328 au comptant et 163 dans le cadre du crédit Rfig. L’achat d’engrais a concerné 585 producteurs. Le montant global du crédit accordé s’élève à 334.479.678,00 DA, pour une superficie financée équivalente à 2.883,03 ha.
La réunion a ensuite porté sur les préparatifs concrets de la campagne de récolte et de battage. Les services concernés ont été appelés à vérifier leur niveau de préparation, à renforcer les moyens humains et matériels, et à coordonner davantage leurs interventions afin de limiter les risques d’incendie. La Protection civile et la Conservation des forêts ont été invitées à jouer un rôle central dans ce dispositif préventif.
Un second dossier a également été examiné concernant la réhabilitation et l’extension du périmètre de Bonamoussa, qui touche les communes d’El Hadjar et d’El Karma. L’autre projet porte sur l’extension des parcelles agricoles situées à proximité de la station d’épuration de Lallalig, à El Bouni, avec la réutilisation des eaux usées traitées tertiairement pour l’irrigation. Cette orientation vise à soutenir l’activité agricole, tout en rationalisant l’usage de l’eau.
Le bureau d’études a présenté les aspects techniques et les modalités de mise en œuvre. Le wali a insisté sur la nécessité de concrétiser ces opérations dans le respect des normes retenues, afin qu’elles répondent aux objectifs fixés et apportent un appui réel à la production agricole.
Par : S.A.K & MAHDI AMA










