La Fédération nationale des agences immobilières (FNAI) s’insurge, dans un courrier adressé à la Direction générale de la Sûreté nationale, plus précisément à la brigade de lutte contre la cybercriminalité, contre la prolifération des annonces immobilières mensongères et anarchiques diffusées sur les réseaux sociaux ainsi que contre les intermédiaires non agréés, appelant à une «intervention urgente» des autorités.
Rappelant, à cet effet, que «la profession d’agent immobilier est une activité réglementée par le décret exécutif n° 09-18, qui interdit à toute personne d’exercer cette activité sans obtenir un agrément du ministère de l’Habitat», la FNAI a mis en exergue le fait que «cette prolifération anarchique des annonces sur les réseaux sociaux s’est aggravée et a contribué à la flambée des prix de l’immobilier, exposant ainsi les citoyens à des risques d’escroquerie et de fraude».
Une situation qui «nuit également à la profession d’agent immobilier, dont les revenus ont diminué, voire disparu dans certains cas, en raison de ces pratiques contraires à l’éthique».
La Fédération a tenu à signaler également le fait que «certains influenceurs sur les réseaux sociaux contournent la loi en ajoutant le mot –immobilier– à l’intitulé de leurs pages ou comptes, et utilisent un langage non professionnel et inapproprié pour promouvoir leurs annonces, ce qui porte atteinte à l’image du pays, des autorités publiques ainsi qu’à celle des professionnels du secteur immobilier».
En des termes plus clairs, la plainte dénonce les individus «sans agrément légal» qui postent de manière récurrente des offres immobilières (de vente, de location ou de promotion) sur les réseaux sociaux, se présentant comme des «experts» ou «influenceurs» spécialistes du secteur. Des pratiques qui constituent, selon la FNAI, une violation de la loi en vigueur encadrant la profession d’agent immobilier, à savoir le décret exécutif 09-18, qui conditionne l’exercice de l’activité par l’obtention d’un agrément délivré par le ministère de l’Habitat.
Mais au-delà du respect ou non de la réglementation, et conséquemment, des pertes subies par les agences immobilières, comme signalé dans cette plainte, la Fédération met l’accent sur les conséquences économiques et sociales de cette «anarchie» en évoquant les «risques d’escroquerie et de fraude».
Une situation qui a été jugée nuisible par la FNAI qui s’en remet donc à la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la sûreté nationale.
Par : Elyas Abdelbaki












