La relance des biens confisqués, notamment les unités de production, dans le cadre de la lutte contre la corruption s’accélère selon toute vraisemblance.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est déplacé, hier, aux wilayas de Batna et de Tissemsilt, justement pour procéder au lancement d’usines en lien avec l’industrie automobile.
À Tissemsilt, celui-ci a supervisé le lancement du projet d’une unité de production de composants et accessoires plastiques pour automobiles, General Plastic Injection (GPI), a indiqué un communiqué des services du Premier ministère.
«Nous assistons ensemble au lancement de cet important projet dans la wilaya de Tissemsilt, lequel s’inscrit dans le cadre des engagements de Monsieur le président de la République relatifs à la récupération et à la relance des biens confisqués par des décisions de justice définitives», a affirmé sur place le Premier ministre, annonçant, pour l’occasion, que l’usine entrera en production au mois de septembre prochain.
Créée en janvier 2026, GPI est une filiale du Holding Algeria Chemical Specialities (ACS). L’entreprise annonce à cet effet «une capacité annuelle de près de 40 000 tonnes» et se dit être «en mesure d’assurer des productions en grande série tout en maintenant des niveaux de précision et de qualité conformes aux standards internationaux».
Dans le même ordre, à Batna, le Premier ministre a procédé au «lancement d’une usine de production de pièces et composants métalliques utilisant la technologie de moulage, ainsi qu’à l’inauguration d’une unité de montage de caisses frigorifiques destinées aux camions».
Une démarche qui s’inscrit là aussi, a indiqué le Premier ministère, «dans l’application des instructions du président de la République relatives à la poursuite de la relance des projets confisqués dans le cadre de la lutte contre la corruption et à leur réintégration dans le circuit économique, en tant que biens appartenant au peuple devant bénéficier aux citoyens et contribuer au développement national».
Des biens confisqués, ayant appartenus aux patrons poursuivis en justice pour des faits en lien avec la corruption, qui étaient à l’arrêt majoritairement, qui, désormais, et suite à leur réinsertion dans le circuit productif, vont contribuer entre autres à la création d’emplois et conséquemment, à la valorisation des compétences locales.
Les pouvoirs publics font de la relance de ces usines confisquées une priorité, notamment lorsqu’il s’agit d’unités de production en lien avec des secteurs à forte valeur ajoutée comme c’est le cas avec l’automobile. Outre les multiples instructions du président de la République, allant dans le sens de l’accélération de leurs mises en service, le ministère de l’Industrie a procédé, en décembre 2025, au lancement d’une plateforme numérique dédiée au suivi de ces biens récupérés. Une plateforme qui va permettre «le suivi, en temps réel et avec précision, de la situation des biens récupérés».
En somme, l’Etat procède à la relance de ces usines au fur et à mesure que les décisions définitives de justice sont prononcées.
Par : Elyas Abdelbaki











