Recevoir un enseignant ou un expert étranger au sein d’un établissement universitaire algérien est désormais soumis au dépôt d’un dossier et à une autorisation préalable, et ce, trois mois à l’avance.
Une circulaire émise par la Direction de la coopération et des échanges universitaires du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique datée du 23 avril 2026 et adressée aux présidents des séminaires régionaux des universités (Est, Centre, Ouest) rappelle, à cet effet, que chaque invitation d’un «étranger» doit être autorisée par le ministère.
«L’accueil des étrangers dans les différents établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique est soumis à une autorisation préalable, accordée après étude et traitement du dossier sur la base d’une demande adressée à nos services, portant la signature du responsable de premier rang de l’établissement (recteur, directeur d’école ou directeur du centre universitaire ou de recherche)», indique la circulaire.
Ainsi, ce texte s’inscrit dans une politique plus globale de réorganisation et de contrôle dans le secteur universitaire quant à l’arrivée des personnalités étrangères. Il succède à une correspondance du Secrétaire Général du ministère de septembre 2025.
A cet effet, chaque établissement qui souhaite recevoir un intervenant étranger devra préparer un dossier contenant la lettre d’invitation officielle, une description détaillée de la visite (objectif, dates d’arrivée et de départ, programme), les conditions d’accueil du visiteur, ainsi qu’une photocopie de son passeport et de son CV.
Le dossier doit être envoyé au ministère au moins trois mois avant la date d’accueil prévue. Passé ce délai, «le dossier ne sera pas examiné», précise la circulaire. Le même délai est exigé dans le cas de la signature d’accords de partenariat. Pour les manifestations scientifiques internationales, ce délai est porté à six mois.
Cette disposition vise fondamentalement à réguler et à tracer rigoureusement les échanges académiques internationaux au moment où l’université en Algérie cherche à s’ouvrir au monde tout en veillant à préserver une maîtrise institutionnelle renforcée de ses coopérations.
Il est à rappeler, en dernier lieu, que les chercheurs et enseignants universitaires algériens, qui voudraient participer à des manifestations scientifiques à l’étranger sont également soumis, et depuis août 2023, à une autorisation.
Par : Elyas Abdelbaki











