Une récente vidéo publiée par le youtubeur algérien Mehdi Chatah sur les réseaux sociaux a contribué à remettre en lumière le dossier des Algériens déportés vers la Nouvelle-Calédonie, ravivant ainsi l’intérêt autour de cette page de l’histoire coloniale et relançant le débat public.
Dans ce contexte, le député de l’Assemblée populaire nationale Abdelwahab Yaakoubi a adressé une question écrite au ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, concernant ce dossier. À travers cette démarche, il interroge la prise en charge et le suivi de cette question historique toujours sensible dans la mémoire nationale.
Dans son interpellation, le député souligne par ailleurs qu’environ 15 000 descendants de ces déportés vivraient aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie, sans représentation consulaire de proximité ni dispositif spécifique de reconnaissance lié à cette histoire.
Pour Abdelwahab Yaakoubi, l’ouverture ou la réactivation de ce dossier dépasse la seule dimension historique. Il s’agit, selon lui, d’un enjeu de mémoire nationale et de responsabilité envers les générations futures, afin de restituer l’ensemble des faits liés à la résistance contre la colonisation.
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a souligné le 12 avril que l’État accorde une importance particulière à la mémoire nationale sous toutes ses formes, y compris celle de la communauté algérienne établie à l’étranger, qu’il considère comme une composante essentielle du pays. Sur le plan consulaire, il a indiqué que des mécanismes ont été mis en place afin de faciliter les démarches des ressortissants, notamment via l’ambassade d’Algérie en Australie, ce qui permet d’éviter des déplacements jusqu’au consulat général à Paris. Il a également précisé que la modernisation en cours et la numérisation des services consulaires devraient progressivement permettre un accès plus large à distance à ces prestations.
Ce sujet rappelle surtout que certaines pages de l’histoire coloniale continuent de produire des échos bien réels aujourd’hui. La question des déportés vers la Nouvelle-Calédonie reste ainsi ouverte, à la croisée de l’histoire et des attentes encore présentes de leurs descendants.
Par : A.D









