La relance des relations algéro-espagnoles, confirmée par la réactivation le 26 mars dernier du Traité d’amitié liant les deux pays, ouvre de nouvelles perspectives économiques.
A cet effet, si le partenariat touche différents domaines, la partie algérienne veut développer, entre autres, la sous-traitance notamment dans le secteur automobile.
Invité de l’émission «L’invité du jour», de la chaîne 3 de la radio nationale, le président du Forum d’affaires Algéro-Espagnol, Abdellah Serrai s’est montré plutôt optimiste sur ce rapprochement, confirmé par la visite du chef de la diplomatie espagnole à Alger.
Celui-ci a, à cet effet, rappelé que «la plupart des pièces détachées des véhicules importées en Algérie viennent déjà d’Espagne», citant le «plan de charge de Stellantis depuis l’Andalousie vers l’Oranie».
D’après lui, le Forum compte œuvrer au «développement de la sous-traitance entre les deux pays dans ce domaine». « C’est ce secteur qui peut assurer un développement réel du partenariat algéro-espagnol », a-t-il affirmé.
Le but est de sortir d’une logique d’importation vers une véritable coopération industrielle fondée sur la sous-traitance et la production locale. Il s’agit donc d’un créneau pouvant permettre d’insuffler un développement concret et pérenne des relations bilatérales.
En somme, pour Abdellah Seriai, la réactivation du traité d’amitié entre les deux pays est un «signal fort» qui s’inscrit dans une dynamique déjà observée en 2025, où les échanges commerciaux ont dépassé le seuil des 10 milliards de dollars. Ces flux sont aussi bien énergétiques, que sidérurgiques, engrais, et mêmes certains produits agricoles.
Dans ce sens, le Forum d’Affaires Algéro-Espagnol souhaite aussi capitaliser cette dynamique par l’organisation d’une journée d’information en marge du salon Djazagro, au Palais des Expositions d’Alger, le 14 avril prochain. Près de quarante entreprises espagnoles seront présentes. Une série de conférences sectorielles de l’agriculture, l’aquaculture et l’agroalimentaire entre autres, est prévue le matin tandis que l’après-midi sera consacrée à des rencontres B2B (entreprise à entreprise) entre les différents opérateurs des deux nations.
Au-delà de l’automobile, plusieurs domaines présentent un attrait certain. Le secteur agroalimentaire est le premier avec un besoin identifié en transformation industrielle de produits agricoles locaux, a-t-il expliqué. Avec son expérience dans ce domaine, l’Espagne pourrait apporter un savoir-faire non négligeable. L’aquaculture, le BTP ou encore l’ingénierie illustrés par des projets concrets comme la construction d’une raffinerie à Hassi Messaoud par la compagnie espagnole Técnicas Reunidas, en sont la preuve.
Le président du Forum Algéro-Espagnol constate toutefois «qu’il va falloir lever quelques obstacles» notamment financiers, appelant, dans ce sens, à «faciliter l’implantation d’opérateurs algériens à l’étranger pour mieux promouvoir leurs produits». Car l’Algérie dispose aussi, a-t-il ajouté, de ses propres atouts qu’il faut exploiter, notamment dans le pharmaceutique, l’électrique ou la production d’engrais.
Par : Elyas Abdelbaki












