En ce début de ce mois sacré de Ramadhan et sous l’effet de plusieurs facteurs, dont l’incivisme du citoyen, la ville de Constantine croule sous les ordures ménagères. Pour preuve, certains quartiers, notamment dans la périphérie de la ville, sombrent dans une insalubrité inouïe.
Et les actions d’assainissement de la ville, lancées en grande pompe par les autorités locales, risquent, malheureusement, d’échouer. Les signes de cet échec sont, effectivement, là : les ordures ménagères sont éparpillées dans l’anarchie totale. Les points de ramassage de ces déchets sont rarement respectés par les locataires. Et sur ce plan, les éboueurs peuvent en témoigner. De Boussouf à Djebel El Ouahch, en passant par Daksi Abdessalem, El Guemas, entre autres, le constat est le même.
A ce propos, l’on revient à dire que le problème est étroitement lié à l’incivisme du citoyen. En l’absence d’une culture écologique au sein de la population, il ne faut pas s’étonner et surtout se poser la question de savoir pourquoi nos villes sont sales.
L’idée d’une police spécialisée dans ce chapitre, ô combien important, ne va pas résoudre la problématique de l’insalubrité des quartiers de la ville. Il ne s’agit nullement d’un alarmisme de mauvais aloi, mais d’un constat accablant. Un travail de sensibilisation de longue haleine s’impose afin de prétendre à des résultats fructueux, en matière d’environnement.
Il faudrait que les ménagères apprennent aussi à ne pas jeter, du balcon de leurs maisons, leurs déchets. Un sens de civisme qu’il est nécessaire d’inculquer également à nos enfants par un module à intégrer carrément dans le programme scolaire. En somme, l’implication de tout le monde est indispensable pour aspirer vivre un jour dans une ville propre. Et le plus important est de sortir des actions conjoncturelles.
Par : A.A









