L’Université Badji Mokhtar d’Annaba s’apprête à organiser les 20 et 21 avril prochains, un séminaire national consacré à l’architecture et à l’urbanisme en Algérie à travers le prisme de la transition durable et de l’intelligence artificielle. L’événement se tiendra à la faculté des Sciences de la Terre sous la présidence du recteur de l’université, Professeur Mohamed Manaa, ainsi que le doyen de la faculté, Laraba Abdelaziz.
Ce rendez-vous scientifique placé dans un contexte marqué par la transition écologique, énergétique et numérique, vise à interroger et à redessiner en profondeur les mutations que connaissent aujourd’hui les villes algériennes. Face au changement climatique et aux incertitudes qu’il génère, les pratiques d’aménagement urbain sont appelées à évoluer vers davantage de sobriété, d’efficacité et de résilience. Parallèlement, les progrès en matière de performances énergétiques transforment les approches architecturales et celles du génie civil, tandis que la numérisation accélérée et l’essor de l’intelligence artificielle modifient les outils et les modes de conception, d’analyse, de gestion urbaine et de participation citoyenne.
Cette convergence engage une recomposition profonde des métiers et des méthodes, dépassant la seule dimension constructive pour s’orienter vers la conception d’environnements urbains durables, inclusifs et résilients. Si ces transformations ouvrent de nouvelles opportunités, elles soulèvent également des enjeux culturels, sociaux et institutionnels, appelant ainsi à une intégration mesurée, éthique et responsable des technologies émergentes.
Dans la continuité des travaux scientifiques menés par le Département d’Architecture et ses laboratoires, ce séminaire ambitionne d’offrir un espace de réflexion critique et d’échanges interdisciplinaires sur les innovations matérielles, numériques et environnementales qui façonnent aujourd’hui le territoire algérien. Les communications attendues s’articuleront quant à elles autour de trois axes majeurs : durabilité et innovation pour une ville résiliente, technologies avancées pour la sauvegarde et la gestion du patrimoine, et enfin gouvernance urbaine à l’ère du numérique en faveur d’une ville inclusive.
Par : Sana A.K












