L’Algérie vient d’engager les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux services aériens de la République algérienne démocratique et populaire et l’Etat des Emirats arabes Unis, signée à Abu Dhabi la 13 mai 2013 et ratifiée par le décret présidentiel du 30 décembre 2014.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des divergences politiques et diplomatiques persistantes entre Alger et Abou Dhabi, lesquelles se sont manifestées ces dernières années à travers des positions divergentes sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux, ainsi que par des désaccords concernant certaines orientations stratégiques et médiatiques.
Ces frictions ont progressivement pesé sur le climat général des relations bilatérales et conduit les autorités algériennes à procéder à une réévaluation de certains cadres de coopération existants. Dans ce contexte, la dénonciation de la Convention relative aux services aériens s’inscrit dans une démarche plus large de réajustement des relations bilatérales, visant à préserver les intérêts nationaux de l’Algérie et à assurer la cohérence de ses engagements internationaux avec ses orientations diplomatiques et souveraines, soulignent des observateurs de la scène politique.
Relations dégradées
Rappelons que les frictions entre l’Algérie et les Émirats arabes unis se sont accentuées ces dernières années, marquant une dégradation progressive des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi. Longtemps cordiales, les relations algéro-émiraties sont aujourd’hui affectées par des divergences politiques, stratégiques et médiatiques sur plusieurs dossiers régionaux sensibles.
Parmi les principales sources de tension figurent des désaccords sur les crises régionales, notamment en Afrique du Nord et au Sahel, ainsi que des perceptions divergentes concernant les équilibres géopolitiques dans le monde arabe. Alger reproche également à Abou Dhabi certaines prises de position jugées hostiles à ses intérêts stratégiques et à sa doctrine diplomatique fondée sur la non-ingérence et le respect de la souveraineté des États.
Ces frictions diplomatiques entre l’Algérie et les Émirats arabes unis se sont traduites par des gestes politiques concrets, dont la réévaluation de plusieurs cadres de coopération bilatérale, notamment dans les domaines économique, médiatique et aérien. La décision algérienne d’engager la dénonciation de certains accords bilatéraux illustre cette volonté de réajustement des relations algéro-émiraties.
Dans ce contexte, les relations entre Alger et Abou Dhabi demeurent marquées par une prudence accrue, en attendant une éventuelle normalisation fondée sur le respect mutuel et la convergence des intérêts stratégiques.
Par : Akram Ouadah









