La sécurité routière, tel était le thème de la journée d’étude organisée, dernièrement, à l’école des jeunes sourds, sise au plateau du Mansourah. Une rencontre à laquelle ont été conviés des représentants de la police, de la gendarmerie nationale, de la protection civile, des psychologues, des éducateurs spécialisés, entre autres, et bien entendu, des parents des enfants pris en charge au niveau de cet établissement spécialisé. Placée sous le patronage du wali de Constantine, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des orientations de la tutelle afin de multiplier les rencontres de sensibilisation sur cette thématique, à savoir la prévention et la sécurité routière. «Son objectif est de mettre un terme à cette hécatombe des routes qui ne cessent d’endeuiller des familles entières et de provoquer une invalidité à de nombreuses personnes», a précisé Abdelkader Dehimi, directeur de l’Action sociale, dans son intervention inaugurale des travaux de cette journée d’étude. Il a expliqué que les victimes de ces accidents de la route sont, généralement, des enfants et des sujets âgés. D’où l’importance de ces journées d’études axées, rappelle-t-il, sur un travail de sensibilisation et de proximité dédié à cette population dont la vulnérabilité n’est plus à démontrer.
Cette rencontre a été, effectivement, une opportunité afin de débattre les différents aspects pour réduire, voire anéantir, ces tragiques accidents de la route Il est clair qu’entre une réalité souvent difficile et une législation presque «parfaite», la mise en œuvre des textes législatifs pose toujours problème. Si le législateur a tout prévu en termes de lois et de textes, la réalité du terrain est loin d’être reluisante. «L’Algérie n’a rien à envier sur ce plan aux autres pays», selon les spécialistes. Mais la différence évoquée à ce propos, est que les textes et les lois, chez nous, ne sont généralement pas suivis d’actions concrètes allant dans le sens de la prise en charge de la problématique posée par les spécialistes. Dans les pays développés, une loi est faite pour être appliquée. C’est ce qui explique, en quelque sorte, l’accès facile de la personne handicapée, à titre d’exemple, à tous les espaces publics. Un problème auquel l’handicapé moteur est toujours confronté, en dépit des textes en vigueur. Il s’agit d’une exclusion, à la fois sociale et professionnelle. Triste est de constater que l’handicapé moteur est confronté à cette dure réalité du terrain.
Par : A.A









