À la lisière de la commune de Boumrah, dans la wilaya de Batna, l’école primaire de la localité de Mekounsa vit une situation alarmante qui suscite une vive inquiétude chez les parents d’élèves. Cette petite école de village, censée offrir un cadre d’apprentissage sûr et serein, est aujourd’hui laissée à l’abandon et échappe à tous les programmes de réhabilitation et d’entretien, malgré les directives nationales exigeant la mise à niveau des établissements éducatifs.
Les habitants de cette localité rurale dénoncent un état de délabrement avancé. L’établissement est totalement dépourvu de mur de clôture, exposant les enfants à de multiples dangers extérieurs. Le bâtiment est entouré d’un grillage rouillé datant de plusieurs décennies, au point que les passants peinent à deviner qu’il s’agit d’une école. Mais le plus grand péril reste la présence d’un vieux poteau électrique en plein milieu de la cour, avec des câbles dénudés et usés, menaçant à tout moment de s’effondrer sur les élèves et de provoquer un drame.
À cette insécurité s’ajoute une crise chronique d’approvisionnement en eau potable. L’école est ravitaillée de manière aléatoire par des camions-citernes, un dispositif insuffisant pour répondre aux besoins quotidiens en eau pour la boisson, la préparation des repas et l’hygiène. Cette situation engendre des risques sanitaires graves, notamment en période de fortes chaleurs, accentuant encore la précarité des conditions d’apprentissage.
Les parents d’élèves, exaspérés par ce laisser-faire, interpellent directement le wali de Batna, Mohamed Benmalek, et réclament une intervention urgente. Ils exigent l’inscription de cette école dans un programme de réhabilitation d’urgence, incluant la construction d’un mur de clôture sécurisé, la réparation ou le déplacement du poteau électrique, ainsi que l’installation d’un raccordement permanent à l’eau potable.
Selon eux, l’inaction prolongée des autorités locales traduit un mépris inacceptable envers les élèves et leurs enseignants, et compromet gravement la mission éducative de cette école. Ils préviennent que, sans une réaction rapide et concrète, l’établissement continuera à mettre en danger ses enfants au lieu de leur offrir un avenir certain.
Par : IMK












