Le procureur de la République près le pôle national de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication, au tribunal de Dar El Beïda, a requis hier t 20 ans de prison ferme, soit la peine maximale prévue par la loi, assortis d’une amende de 10 millions de dinars, conformément à l’article 13 de la loi n° 21-15 du 28 décembre 2021 relative à la lutte contre la spéculation illicite, à l’encontre de quatre individus accusés de spéculation sur la pomme de terre.
Les faits remonte au mois d’avril dernier, lorsqu’une vidéo montrant des individus, se disant fellahs, incitaient à ne pas récolter la pomme de terre jusqu’à ce que les prix augmentent.
Le 24 avril dernier, le Pôle pénal national de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication près la Cour d’Alger a placé quatre individus en détention provisoire pour délit d’ « incitation à la spéculation illicite sur la pomme de terre via les réseaux sociaux ».
« En application des dispositions de l’article 11, alinéa 3, du Code de procédure pénale, le Parquet de la République près le pôle pénal national de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication, porte à la connaissance de l’opinion publique que suite à la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux montrant plusieurs personnes appelant au boycott de la récolte de la pomme de terre et menaçant d’agresser les camionneurs approvisionnant les citoyens en cette denrée, l’enquête préliminaire ouverte a abouti à l’interpellation des nommés (H.B), (A.A), (Ch.A) et (A.Dj) », avait indiqué le communiqué du procureur de la République.
Ces derniers ont donc été accusés de « incitation à la spéculation et de discours de haine au moyen des technologies de l’information et de la communication, diffusion de publications susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national, incitation à la spéculation illicite et de menace d’agression ».
Devant le juge, deux des mis en cause, les fellahs, ont affirmé que leur propos visaient à dénoncer les « intermédiaires » qui, d’après eux, achetaient la récolte à un prix réduit pour revendre plus cher.
Le nommé (Ch.A) a même affirmé avoir « sollicité un correspondant d’une chaîne de télévision nationale, lui proposant 10 000 DA pour diffuser la vidéo afin de dénoncer, selon lui, le monopole des intermédiaires ».
L’affaire avait fait réagir beaucoup de monde. D’autant plus qu’au moment des faits les prix de la pomme de terre avaient commencé à augmenter.
Il faut noter que depuis l’adoption de la loi n° 21-15 du 28 décembre 2021 relative à la lutte contre la spéculation les sanctions prononcées à l’encontre des individus accusés sont de plus en plus sévères.
Par : Elyas Abdelbaki









