L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, ajoute une couche au contentieux algéro-français qui va en s’exaspérant depuis la reconnaissance d’Emmanuel Macron, en juillet 2024, du plan d’autonomie marocain au Sahara occidental.
Dans un entretien au Figaro, paru hier, il appelle Paris à mettre fin aux accords de 1968 et propose de conditionner la délivrance des visas aux expulsions d’Algériens sous OQTF.
Des propos qui ne manqueront, certainement pas, d’altérer les relations entre l’Algérie et la France déjà au plus bas depuis plusieurs mois. L’ex-président français a, en effet, abordé avec le Figaro le ”dossier algérien”, relatif notamment à l’octroi de visas aux ressortissants algériens. Selon lui, aujourd’hui, la France donne l’impression de ne plus être capable « de faire respecter le droit international et les droits de l’homme« Et, pour tenter de faire pression sur l’Algérie, il appelle Paris à faire preuve de ” la même fermeté que celle qu’elle subit”. Sans détours, Sarkozy appelle à mettre fin aux accords de 1968, regrettant que la politique étrangère, qui est normalement du ressort du président, ait été déléguée au Premier ministre français François Bayrou. D’après lui, cette approche, initiée par une lettre demandant plus de fermeté avec l’Algérie, n’a eu aucun résultat. « Il n’y a aucune raison de maltraiter l’Algérie davantage que les autres pays, mais il n’y a plus aucune raison de l’avantager non plus« , a-t-il déclaré au quotidien français marqué extrême droite et porte-parole attitré des voix algérophobes.
Aussi, Nicolas Sarkozy critique le nombre de visas délivrés par la France (250 000 par an) et le refus de l’Algérie de la liste d’expulsion des ressortissants en situation irrégulière. Pour faire pression, il propose d’appliquer une règle: la France ne devrait délivrer de nouveaux visas qu’en échange de retour de ressortissants algériens en situation irrégulière. De plus, l’ancien président français critique l’idée de solliciter « la bienveillance et l’humanité » du président de la République Abdelmadjid Tebboune, marquant, de la sorte, un glissement sémantique notable. Son fils, novice en politique, s’est distingué récemment par des propos violents ciblant l’Algérie et la communauté nationale installé en France. Le père exhorte désormais la France à changer de cap et à se montrer ”plus intransigeante avec l’Algérie”.
Par : Akram Ouadah









