Le groupe parlementaire du parti compte saisir officiellement la Cour constitutionnelle pour faire valoir la primauté du droit.
Le Mouvement pour la société de la paix a exprimé, hier, son refus quant au report «anticonstitutionnel de l’ouverture de la session parlementaire ». L’annonce de ce report a été faite dimanche par le vice-président du Conseil de la nation, Mourad Lekhal. Dans une déclaration à la presse, à l’issue de la réunion du Bureau élargie aux présidents des groupes parlementaires du Sénat et du questeur, M. Lekhal a indiqué que l’ouverture de la session parlementaire ordinaire 2025-2026 «est reportée à après le 10 septembre». Il a précisé que les membres du Bureau ont abordé, lors de cette rencontre, une série de points, dont « le report, à après le 10 septembre, de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire 2025-2026, car coïncidant avec la Foire commerciale intra-africaine (IATF) » prévue à Alger du 4 au 10 septembre.
Pour le MSP, ce report n’a pas lieu d’être d’autant plus qu’il intervient à la veille de la rentrée sociale. « Alors que les défis économiques et sociaux s’intensifient, le groupe parlementaire du MSP exprime son rejet catégorique du report de l’ouverture de la session parlementaire 2025/2026, qui devait avoir lieu le mardi 2 septembre 2025 ( Hier, Ndlr), conformément aux dispositions de la Constitution ».lit-on dans le communiqué du parti publié sur la page officielle du député Abdelouahab Yagoubi. Le MSP fait, en outre, rappelé que le Parlement se réunit en une session ordinaire par an, d’une durée de dix mois, qui commence le deuxième jour ouvrable du mois de septembre et prend fin le dernier jour ouvrable du mois de juin.
Il fait également savoir que pour la deuxième année consécutive, ce rendez-vous constitutionnel est ignoré sans aucun fondement juridique. « Ce report constitue une atteinte grave à la légitimité du Parlement, affaiblit l’autorité des institutions, et banalise la transgression du texte fondamental », s’insurge le groupe parlementaire du MSP. Et, d’affirmer que l’ouverture de la session parlementaire n’est pas une formalité, mais un engagement constitutionnel clair.
‘’Une violation de la Constitution’’
Il explique que le report de la session est une « violation manifeste » de la Constitution, rejetant, dans ce sillage, fermement cette décision « dénuée de toute base légale ». Selon le communiqué, le groupe parlementaire du MSP compte saisir officiellement la Cour constitutionnelle pour faire valoir la primauté du droit. Et d’asséner : « Le respect de la Constitution est le socle de la force de l’État et de la crédibilité de ses institutions. Ceux qui méprisent les textes fondateurs ne peuvent ni réclamer la confiance du peuple, ni prétendre défendre l’intérêt général. »
Jeudi, le député Abdelouahab Yagoubi, avait, rappelons-le, poussé un coup de gueule suite au retard constaté dans la convocation des deux chambres pour la tenue de la session automne. « Qui a le droit d’enfreindre la Loi fondamentale de la République ? notamment en son article 138», s’est-il encore interrogé.
Le motif de cérémonie protocolaire, à savoir l’IATF, « n’a aucun fondement ni constitutionnel ni juridique. C’est une violation flagrante de la Constitution », a-t-il écrit sur sa page officielle.
Par : Akram Ouadah









