Les habitants du bidonville de Bouzaaroura, dans la commune d’El Bouni, jouxtant le siège de la défunte police municipale, ont affiché leur détresse à travers les réseaux sociaux dans une publication. L’un
des internautes a lancé un appel pressant aux autorités locales à travers un commentaire : «Des centaines de familles vivent depuis des décennies le calvaire dans des conditions misérables où se mêlent
détresse et saleté.»
Des mesures importantes sont attendues pour éradiquer ces taudis, qui compteraient environ 2.000 bâtisses en tôle où la vie décente est inexistante. Composées de baraques, bicoques et demeures de fortune en zinc et en parpaing, ces habitations illicites et précaires abritent plusieurs familles, vivant encore dans des conditions lamentables au niveau du bidonville de Bouzaaroura, commune d’El Bouni.
Selon ces habitants, des familles occupent des logis bâtis avec leurs moyens, en l’absence d’un minimum de commodités (évacuation des eaux usées, alimentation d’eau potable, électricité et sanitaires). Les plaignants ont, à maintes reprises, saisi les autorités concernées dans le but de pouvoir disposer d’un logement décent. Mais, leurs demandes sont restées vaines.
Aucun programme d’attribution de logements n’a été envisagé et leur situation demeure inchangée depuis des années. Ces occupants réclament des logements décents et contestent le peu d’intérêt qui
leur a été réservé par les autorités compétentes, ainsi que la situation lamentable dans laquelle ils se trouvent.
Ce sont des dizaines de familles qui occupent des maisons précaires abritant parfois six (6) membres sous le même toit depuis des dizaines d’années et qui regrettent de voir leurs demandes de logement demeurées sans suite. Une situation qui s’est davantage compliquée au grand dam des familles qui attendent avec impatience d’être relogées dans des habitations décentes.
Ces derniers estiment que les responsables concernés doivent se pencher sur cette frange de citoyens qui galèrent d’année en année pour faire entendre leur voix. Il est vrai que depuis plusieurs années, les bidonvilles prolifèrent dans la wilaya d’Annaba, notamment dans son chef-lieu, mais aussi dans la commune d’El Bouni.
On dénombre plusieurs bidonvilles dont ceux qui ont la peau dure, notamment Sidi Harb, Oued Forcha, Bouzaaroura, Oued Ennil, Bidari et la SAS de Sidi Salem, entre autres bidonvilles.
Ce sont des milliers de familles qui vivent dans ces points de concentration inhumaine. Dans un espace dépourvu des conditions de vie les plus élémentaires, ces familles bravent les dangers sanitaires et les maux sociaux.
Par : A.Ighil












