Un important rassemblement a été organisé, hier, devant le siège du Front de libération national (FLN), à Hydra (Alger), par des militants du parti exigeant principalement le « départ » de son secrétaire général, Abdelkrim Benmbarek.
Réunis dans ce qu’ils ont appelé « le comité de coordination nationale de sauvegarde du FLN », ils pointent du doigt essentiellement la mauvaise gestion des affaires du parti par la direction nationale notamment pour ce qui est du renouvellement des instances.
Dans une déclaration rendue publique le même jour, et intitulée : « Un rassemblement de résistance et de responsabilité nationale », les contestataires ont indiqué que cette « première manifestation pacifique nationale », marque « un nouveau tournant, exprimant le rejet et la condamnation par milliers de militants de la situation que traverse actuellement le parti et de l’avenir incertain qu’on tente de lui imposer à travers une direction sans légitimité, organisationnelle, représentative ou militante ».
Ainsi, il a été mentionné dans cette déclaration que les frondeurs entendent dénoncer « les graves dérives et violations commises par cette ‘’direction défaillante’’ ».
Entre autres griefs retenus, « la désignation du secrétaire général en dehors de la volonté des militants », « la gestion individuelle fondée sur le clientélisme, le régionalisme, l’exclusion, loin des bases de la concertation et de la démocratie », « la transformation du comité central en un organe fictif sans pouvoir réel », « l’organisation du 11e congrès dans des conditions opaques » et « la mauvaise gestion financière et administrative…
Il est question aussi d’ « des déclarations absurdes et honteuses dans les médias nationaux et internationaux, portant atteinte à la crédibilité du parti et à l’image de l’Algérie » ainsi que « l’absence totale du secrétaire général autoproclamé sur la scène politique nationale, régionale et internationale, et son incapacité à exprimer les positions du parti sur les grandes questions d’actualité ».
« Mise en place d’un comité national pour préparer une conférence inclusive »
A cet effet, et face à ce constat, les militants qui se sont regroupés au sein de ce comité réclament « le départ immédiat de la direction du parti, à sa tête le secrétaire général », « l’arrêt immédiat du processus de restructuration frauduleux » et « la mise en place d’un comité national composé de cadres compétents et honnêtes pour gérer les affaires du parti et préparer une conférence nationale inclusive sans exclusion ni marginalisation, pour redonner la parole à la base militante ».
Le coordinateur national de ce comité, l’ancien membre du Conseil de la nation, Abdelkader Kaci, a indiqué, dans un communiqué dans lequel il a tenu à remercier tous ceux qui ont fait le déplacement pour prendre part à ce rassemblement, que « la bataille pour le sauvetage du parti avance sereinement vers le changement souhaité ».
Par : Elyas Abdelbaki









