Le Syndicat d’entreprise du complexe Al Solb El Hadjar par la voix de son secrétaire général, Guebla Mohamed Chérif, dénonce d’emblée le manque de dialogue social entre lui et la direction. Joint au téléphone, le syndicaliste lance un appel à la direction : «Réunissons-nous autour d’une table pour trouver un consensus». Guebla s’inquiète du silence assourdissant de la direction générale et son rejet du dialogue.
Il pointe du doigt la mauvaise gestion et l’incompétence de ses dirigeants, et l’ouvrier reste le maillon faible. Devant cette situation de crise qui ne dit pas son nom, le Sg du syndicat annoncera qu’une assemblée générale des travailleurs souveraine sera incessamment convoquée, qui sera une occasion à ses membres une suite à donner à cette situation de blocage. Pour illustrer ce chaos, le partenaire social a publié un communiqué dont nous détenons une copie, et dans lequel a été soulignée la détérioration du climat social en
raison de la dégradation des conditions socioprofessionnelles des travailleurs, mais aussi le non-respect des engagements pris dans le cadre des accords de la convention collective.
Le document indique, également, que des unités stratégiques fonctionnent au ralenti pour certaines et carrément en arrêt pour d’autres, causant une pénurie de matières premières et de pièces de rechange. Ainsi, le communiqué a relevé une série d’insuffisances à différents degrés de gravité. Les revendications du syndicat portent, notamment, sur le règlement immédiat des salaires impayés et des indemnités sociales, la réhabilitation des équipements dégradés qui mettent en danger la sécurité du personnel, la mise à disposition des moyens de production et de protection, ainsi que l’instauration d’un dialogue social
sérieux avec des partenaires compétents.
Le communiqué note, pareillement, que «le partenaire social a fait face à une marginalisation délibérée du syndicat et aux nombreuses pressions subies ces derniers mois qui ont été pourtant supportées dans un esprit de responsabilité pour préserver la stabilité du complexe. «Nous annonçons aujourd’hui la suspension de tout dialogue avec l’actuelle direction». Le secrétaire général du syndicat, Mohamed Chérif Guebla, d’ajouter à l’issue de notre entretien : «Nous avons patienter durant des mois par souci de maintien de la paix sociale, en attente de solutions. Aux autorités compétentes d’intervenir en urgence et mettre fin à cette situation chaotique qui a trop duré.»
Par : A.Ighil












