Le ministère de l’Industrie multiplie les efforts dans le but de lancer une véritable sous-traitance locale de l’industrie automobile.
Hier, c’est sous l’égide du premier responsable du secteur, le ministre Sifi Ghrieb, qu’un accord de partenariat a été signé entre le groupe italien “SIGIT”, spécialisé dans la fabrication de composants plastiques et en caoutchouc destinés à l’industrie automobile, et l’entreprise “Siplast”, filiale de l’Entreprise nationale des plastiques et caoutchoucs (ENPC), rattaché au holding Algeria Chemical Specialities (ACS).
Ainsi, la création de ce “Groupement d’Intérêt économique (GIE)” en Algérie s’inscrit, indique un communiqué du ministère, dans son objectif “visant à localiser différentes industries stratégiques en Algérie et à garantir un taux d’intégration locale dans la fabrication de véhicules”.
A cet effet, ce groupement industriel sera spécialisé dans la fabrication d’accessoires plastiques pour véhicule, fait remarquer la même source, soulignant que l’activité sera localisée au niveau de la zone industrielle de la wilaya de Sétif.
L’italien SIGIT a affiché son intérêt pour l’investissement en Algérie depuis un moment déjà, notamment à l’occasion du lancement en décembre 2023 de Fiat Algérie.
C’est durant cette même période que SIGIT avait signé un protocole d’accord avec le holding ACS.
Le ministère de l’Industrie a entamé, depuis le mois de février, une opération de recensement des fabricants nationaux de pièce-détachées automobiles, et ce, dans le cadre de l’élaboration de la cartographie de la production de la pièce de rechange.
Ceci suite au lancement du Cluster des producteurs de pièces de rechange, ainsi que des deux comités Engineering et Pilotage de cette filière industrielle, comme indiqué précédemment par le ministère.
Espérant concrétiser l’objectif de réaliser 30% d’intégration locale après cinq années, l’exécutif a adopté plusieurs mécanismes d’accompagnement à l’effet d’encourager la sous-traitance locale notamment par l’intermédiaire de partenariats avec des sociétés étrangères.
Et à ce titre, et après l’installation de Fiat en Algérie, il semble que la coopération algéro-italienne est un exemple dans la mesure où les accords entre sociétés des deux pays, se sont multipliés.
Par : Elyas Abdelbaki









