À Annaba, la trêve des prix n’aura duré que le temps du mois sacré de Ramadhan. À peine l’Aïd El-Fitr célébré, les marchés renouent avec une flambée spectaculaire : la pomme de terre atteint 140 DA/kg, le piment vert grimpe à 170 DA/kg.
Pourtant, durant le mois du jeûne, la direction du Commerce a déployé un dispositif rigoureux de régulation : contrôles renforcés, encadrement des prix et surveillance des circuits d’approvisionnement. Ces efforts ont permis de contenir l’inflation, assurant aux ménages une relative stabilité.
Mais dès la fin de Ramadhan, ce fragile équilibre s’effondre. Les vendeurs détaillants, interrogés, invoquent une hausse brutale au niveau du marché de gros. Ils dénoncent des prix d’achat, désormais hors de contrôle, sur fond de spéculation et d’absence de plafonnement post-Aïd El-Fitr.
Ce phénomène cyclique révèle une faille structurelle : les dispositifs de régulation sont conjoncturels, déployés uniquement lors des périodes sensibles. En dehors de ces temps forts, le marché redevient opaque, soumis aux logiques de rente.
Dans un contexte de pouvoir d’achat dégradé, cette nouvelle poussée inflationniste illustre l’échec d’une régulation durable. Tant que la surveillance ne sera pas systématique, les prix continueront de s’envoler…, dès que les projecteurs s’éteignent.
Par : Mahdi AMA







