Sous le patronage du ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, la ville d’Annaba accueillera du 13 au 18 février 2025, le 7e Festival national de la Production Théâtrale Féminine. Ce rendez-vous incontournable, qui se déroulera au Théâtre Régional Azzedine Medjoubi, mettra en lumière la création théâtrale féminine, avec pour thème «Théâtre féminin : évaluation consciencieuse pour une création prometteuse et constante».
Ce festival entend apporter une contribution aux recherches qui visent à donner une visibilité et une évaluation critique aux «compétences» des femmes, en ciblant particulièrement le domaine théâtral. Pour les organisateurs, c’est un espace de réflexion et de promotion, qui offrira une plateforme aux artistes féminines de la scène nationale, permettant d’apprécier l’apport de leurs créations dans les enjeux actuels du théâtre féminin en Algérie. Une initiative essentielle pour encourager et soutenir la dynamique de création et d’innovation des femmes dans le théâtre.
Le talent féminin dans le théâtre
Chapeautée par deux grandes comédiennes, en l’occurrence, Rania Serouti, commissaire du festival et Lynda Sellam, directrice artistique, cette manifestation a pour objectif, non seulement de mettre en lumière le talent féminin dans le théâtre, mais aussi d’ouvrir un espace de réflexion sur les enjeux et les perspectives du théâtre féminin en Algérie. Cette édition 2025, rendra hommage à l’illustre comédienne Nouria Kazdarli, figure emblématique du quatrième Art en Algérie. Très enthousiaste, Rania Serouti dévoile les vœux des organisateurs «de faire de cette manifestation un véritable hub qui réunira toutes les compétences nécessaires à la production, la promotion et l’exploitation du théâtre féminin en Algérie et à l’international.»
Divertir et faire réfléchir
Huit (8) troupes sont annoncées pour confronter leur talent afin de décrocher le Grand Prix «Kelthoum». Cette édition se veut une rencontre dédiée à la réflexion et à l’évaluation objective des véritables potentialités du théâtre féminin en Algérie, ainsi qu’aux moyens à mettre en œuvre pour favoriser son développement et celui du théâtre algérien de manière générale. Pour cela, des ateliers de formation sont au programme, ainsi qu’une série de quatre conférences où il sera question de faire le point sur l’impact du Festival sur la pratique théâtrale féminine au cours de ses douze années d’existence, et réfléchir au rôle que pourrait jouer le théâtre institutionnel dans le développement du théâtre féminin et de l’ensemble du théâtre indépendant dans le pays. Par ailleurs, les festivalier(e)s pourront se retrouver autour de «Qahwette El 3asr» dans «L’espace des autrices» pour dire, ne rien dire, penser leur avenir ou encore se donner rendez-vous l’année prochaine…
Nouria Kazdarli honorée
Avec plus de 300 œuvres à son actif, couvrant le théâtre, le cinéma et l’audiovisuel en général, Nouria Kazdarli, qui nous a quittés en 2020, a laissé une empreinte indélébile sur le paysage culturel national. Engagée pour la cause nationale et l’émancipation des femmes, elle incarne, aujourd’hui, un modèle de courage et de dévouement pour les nouvelles générations. Pour la commissaire du festival, Nouria Kazdarli a joué un rôle déterminant dans la promotion de la langue algérienne «derja» et l’avènement des femmes sur les planches.
Comment écrivent les femmes, autrement dit, comment les femmes investissent le champ, étant donné la contrainte qui pèse sur leur rôle social et donc, sur leur production littéraire et critique. Il sera intéressant d’explorer les subtilités de leur discours implicite afin de voir si émerge une poétique du féminin propre à notre aire culturelle. C’est ce que nous promet cette nouvelle édition. De quoi ravir les avertis… et Sonia.
Par : I.S









