Nous avons évoqué, dans une édition antérieure, l’entame de la reconstruction de la mosquée Ismael, implantée à l’entrée de la petite ville balnéaire, qui a été entièrement démolie, dès lors qu’elle est devenue une sérieuse menace pour les fidèles.
Cette entame n’a été possible qu’au prix de maintes démarches administratives dont le permis de démolir qui précède celui de la construction. L’équipe chargée de mener à bon port ce projet, s’est vite mise à l’œuvre et a déjà réalisé une étape très importante : la plateforme, s’apprêtant à édifier les poteaux qui soutiendront le poids de la dalle.
Mais, c’est compter sans les aléas de fâcheuses circonstances, puisque la famille riveraine de la mosquée s’oppose à la poursuite des travaux au motif qu’un des piliers fait face à l’une des fenêtres de la maison où elle vit depuis des décennies. La distance serait d’un demi-mètre, nous confie-t-on. Le problème a pris de nouvelles dimensions à partir du moment où l’on passe de l’opposition verbale aux menaces d’en venir aux mains. Devant cet état de faits, il ne reste plus aux membres de l’association que le recours à la justice (tribunal de Berrahal). Chose faite.
En attendant que celle-ci tranche, les travaux sont à l’arrêt, constituant un préjudice de taille, car la saison des pluies a toujours son mot à dire. Ce qui se traduit par du retard, alors que les fidèles supportent mal l’exigüité d’un garage mis à leur disposition par un citoyen à la cité Branès Khémissa. Pourtant, commente-t-on çà et là dans la ville, la nouvelle mosquée occupe le même espace de celle qui a été démolie, et bénéficie d’un permis de construire en bonne et due forme.
A signaler que les membres de cette même famille se sont déjà distingués l’année dernière par leur farouche opposition à la démolition, évoquant l’emplacement de la conduite des eaux usées. Ce qui a obligé ladite association à recourir à une expertise, non sans débourser la somme de 13 millions de centimes. Un montant qui aurait dû servir à la reconstruction par ces temps de vaches maigres.
Cette étape favorablement franchie, voilà qu’un nouvel obstacle vient freiner l’avancement des travaux. Le retard pourrait être évalué à quelques mois, voire plus d’une année, si le verdict serait contesté. Ce qui implique la sollicitation de la Cour à Annaba. Ce genre de procès nécessite généralement la désignation d’un expert dont l’avis prend du temps. La contre-expertise est une hantise avouée, car elle étalera dans la durée l’attente du dénouement de la procédure.
Par : Kh. AMEUR











