Deux anciennes écoles primaires à Ain Beida, Amokrane Mokhtaret Mohamed Laid El Khalifa, fonctionnent sans cantine scolaire depuis leur création. Les élèves sont servis par un repas froid, préparé, et dépourvu de calories. Un morceau de pain et un peu de thon ou encore des œufs et des dattes, suffisent pour calmer la faim de ces potaches qui viennent des cités les plus défavorisées.
Le repas en question est servi soit dans une classe, dans un bureau, ou dans une loge où les chats déambulent à leur guise. Aucune hygiène pour protéger les apprenants d’une quelconque maladie. Les corbeilles de pain, des fruits et dérivés de lait (fromages et yaourts) sont posées à même le sol, cassant ainsi la chaîne de froid durant les journées caniculaires surtout. Vers dix heures du matin, les élèves font la chaîne le long du couloir pour recevoir un morceau de pain et une tranche de thon ; et comme dessert, quelques dattes ou un pot de yaourt.
A travers la wilaya d’Oum El-Bouaghi, le nombre de cantines scolaires et des UDS est très insuffisant pour assurer la couverture en repas et sanitaires pour nos enfants, en particulier ceux des zones d’ombres. Lors des dernières sessions de l’APW, les élus locaux de l’Assemblée ont soulevé le déficit des cantines dans plusieurs communes de la wilaya. Mais en vain. Car, à ce jour, des écoles primaires dans le milieu urbain (les grande villes) fonctionnent avec des repas froids, alors que le président de la République, dans ses discours, n’a cessé de réclamer ce droit à nos apprenants dans le primaire et plus précisément dans les zones enclavées.
Les établissements en ruines (voir le CEM Kouchari d’Ain Beida) nécessitent, aujourd’hui, des opérations de réhabilitation, risquant de s’effondrer à n’importe quel moment. Avant chaque rentrée scolaire, les walis déclenchent des réunions de préparation pour débattre de la situation des infrastructures scolaires, en l’occurrence l’eau potable, le chauffage, l’éclairage à l’intérieur des classes, surtout le gaz, et la disponibilité du matériel pédagogique, entre autres les manuels scolaires.
Mais, malgré toutes ces interventions et préparatifs pour réussir cette rentrée scolaire 2024/2025, beaucoup d’actions restent à faire, des opérations de réhabilitation non achevées à ce jour dans certaines écoles primaires, le manque d’équipements (chaises et tables) dans certains collèges à Ain Beida, etc…
Par : Chaffai Chawki











