Le tribunal d’Annaba a rendu hier, en fin d’après-midi, son verdict concernant le mouvement de grève (qui est à son troisième jour), enclenché par le personnel de la capitainerie du port d’Annaba, ordonnant à une dizaine de grévistes de rejoindre leur travail et d’évacuer les quais. Dans le souci de préserver les intérêts de l’entreprise, cette dernière a dû engager une action de justice à l’encontre d’une dizaine de personnes devant le tribunal d’Annaba. Pour rappel, des négociations marathoniennes organisées au sein de la gare maritime, mercredi dernier, avec le directeur général de l’Entreprise portuaire d’Annaba (EPAN), M Riad Bouhafs, en présence des membres du Comité de participation (CP) et de la Section syndicale, dont deux membres représentant le personnel navigant, n’ont finalement pas abouti à une entente.
L’essentiel des revendications des grévistes porte sur l’application du plan de carrière sous sa forme proposée par le partenaire social, sur l’indemnité de travail de nuit en application de l’article 27 de la loi n°90-11 du 21 août 1990, relative aux relations de travail, mais aussi et surtout la révision d’un certain nombre de primes. Devant cette situation de blocage du dialogue, les grévistes dénoncent la marginalisation pratiquée par la direction générale, son rejet à tout consensus à l’égard du personnel de la capitainerie et les deux poids deux mesures de ces responsables. Ainsi, le torchon brûle depuis plusieurs mois entre cette catégorie du personnel du port qui ne dispose pas encore d’une section syndicale et son directeur général, installé depuis seulement quelques mois, dont les grévistes réclament simplement son départ. Il faudrait souligner que ce débrayage, toujours en cours, engendre un énorme préjudice financier rien que pour la première journée de grève, nous avons compté pas moins d’une dizaine de navires à quai, trois bateaux en rade et deux navires attendus pour accoster.
Par : A.Ighil












