La majorité des axes routiers qui relient le chef-lieu de la wilaya de Souk-Ahras aux autres communes sont dans le noir et le nombre impressionnant des véhicules qui prennent la route la nuit sont soumis à rude épreuve.
”En allant vers Taoura, les conducteurs doivent compter sur les phares de leurs automobiles pour pouvoir discerner la chaussée des bâtisses et des arbres. Idem pour ceux qui empruntent les routes qui mènent vers Hnencha, Ouled Driss, Zaârouria et autres”, a signalé un chauffeur de taxi urbain. En ville, l’obscurité est fatalement vécue comme un compagnon charnel de plusieurs fléaux.
A Diar Ezzrga comme à Berrel Salah ou à Bendada, ce sont les adeptes de Bacchus, les agresseurs et les voleurs qui occupent le terrain quand tout le monde est dans les bras de Morphée. Sinon c’est les fâcheuses surprises des chiens errants et des fosses et autres chaussées éventrées qui ”agrémentent” le passage des noctambules ou des fidèles qui se rendent aux mosquées au petit matin.
Contacté à ce sujet un élu local a tenu à préciser que l’opération d’entretien de la cité entamée depuis des mois a déjà donné des résultats probants notamment pour ce qui est de l’éclairage public qu’il considère maitrisé par l’APC de Souk-Ahras. ”Désormais on peut parler fièrement d’une métamorphose dans le domaine.
Des agglomérations tentaculaires telles que la cité Ahmed Loulou et celle d’Ibn Rochd sont couvertes à un taux des plus élevés en lampes led recommandées pour leur qualité et leur durée d’utilisation. Faudrait-il expliquer aussi aux lecteurs que notre opération ne peut pas inclure les bidonvilles et les concentrations urbaines non reconnues sur le plan de masse de la commune”, a-t-il déclaré.
Les défaillances voire l’absence total de l’éclairage dans les quartiers de la périphérie est, quant-à-lui, expliqué par certains comportements négatifs émanant de quelques bandes de quartiers. ”Des groupes de marginaux détruisent les ouvrages de l’APC dans le but de rendre difficile la tâche des services de sécurité et perpétuer, sans inquiétude, leurs méfaits dans l’obscurité”, a encore ajouté un autre édile. Quels que soient le constat et les raisons invoquées par les uns et par les autres, l’éclairage public est un dossier qui se gère loin du conjoncturel.
Par : Abderrahmane.D












