Les services de la protection civile de la wilaya de Batna ont pu maîtriser dans un laps de temps, des incendies provoqués sur des dizaines d’hectares de forêt qui ont failli partir en fumée ces derniers jours dans les forêts montagneuses des différentes régions (Merouana, N’Gaous et Ras-Elayoune). Parallèlement, dans l’après-midi d’hier, les mêmes services ont dominé les feux qui ont pris dans la montagne de Biyouari de Lemcen et la forêt de Theniet Taourta, grâce aux efforts colossaux déployés sans cesse par les sapeurs-pompiers de la wilaya, comme ailleurs.
Pour rappel, les forêts de la région abritent des milliers d’arbres d’essences variées, en plus d’une multitude d’animaux sauvages, et autres arbres comme le chêne, le cèdre, qui sont très répandus dans la région. Il est à souligner que ces forêts sont aussi considérées comme le poumon des Aurès.
Selon nos sources d’informations, plus de 200 sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur les lieux, appuyés par les gardes-forestiers, les gendarmes, ainsi que les soldats de l’ANP, et les citoyens entre autres. Quant aux mouvements associatifs, aucune présence. Engins, camions-citernes, matériels, ambulances et autres logistiques ont été dépêchés sur place ainsi que des renforts de la Protection civile venus des différents secteurs de la wilaya, a-t-on appris. Les incendies qui ont ravagé les quelques hectares ont été dominés dans la journée même, suite au plan hors-sec bien pris en charge par les équipes des sapeurs-pompiers de la wilaya.
Aucune victime n’a été déplorée, apprend-on. Inévitablement, les services de la gendarmerie de la wilaya de Batna ont ouvert une enquête afin de déterminer l’origine du sinistre, a-t-on précisé. Une panoplie de questions reste posée, notamment sur les principales causes des incendies de forêt ? Sachant que les feux peuvent avoir une origine naturelle (foudre, éruptions volcaniques) ou humaine. Dans le cas de la responsabilité humaine, de nos jours, la cause peut être volontaire ou liée aux infrastructures. 90% des départs de feux de forêt ont pour origine les activités humaines (balayer les terrains pour obtenir des assiettes foncières, production illicite de charbon de bois vendu aux restaurants et aux commerces de «chwas » installés dans chaque coin de rue. Cas constaté.
Par : Benyahia Abdelmadjid







