Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, de la Réforme hospitalière et de la Population, le député Abdelkrim Benkhelaf est revenu sur la détresse des cancéreux. Un constat qu’il a dressé après sa récente visite au service de radiothérapie du CHU Benbadis. Il n’a pas manqué, d’ailleurs, à manifester sa solidarité avec des malades désabusés.
Ces derniers sont appelés, à défaut d’équipements et d’appareils opérationnels, à se faire soigner dans d’autres hôpitaux de la région, le CHU de Batna, entre autres. À dire vrai, la détresse des cancéreux à Constantine est loin d’être terminée. En l’absence de médicaments, encore et toujours, les malades devraient recourir à leurs propres moyens. C’est un véritable parcours du combattant que ces patients, déjà épuisés par la maladie, doivent faire pour dénicher des médicaments rarissimes sur le marché. Les choix sont souvent limités, pour ne pas dire inexistants.
En dépit de toutes les promesses faites par la tutelle, les choses ne semblent pas s’améliorer. Rien ne prête malheureusement à l’optimisme. Une parente à une malade atteinte d’un cancer du foie, nous a fait cette déclaration amère : « Qu’ils le disent ouvertement aux malades : on ne peut rien faire pour soulager vos douleurs. Gemzar 1 gramme, un médicament destiné à cette catégorie de malades, est ainsi absent des officines de toutes les structures de santé de la wilaya», affirme notre interlocutrice.
« Depuis déjà plusieurs jours, nous sommes à la recherche de ce médicament », poursuit-elle. Et d’ajouter que les quelques flacons que nous avions, ont été épuisés il y a plus de quinze jours. L’arrêt du traitement pour un cancéreux est synonyme, reconnaissent tous les spécialistes, de complications assez graves. Le message adressé à ces malades, a tenu à dire, est clair : « Préparez-vous à mourir, mais dans la douleur. C’est une forme « d’euthanasie », qui ne dit pas son nom, à laquelle nous assistons ».
Par : A.A







