
L’étude de la deuxième phase d’urbanisation du pôle urbain de Draâ Errich, confiée au groupe URBAN (centre d’études et d’urbanisme d’Annaba), suscite nombre d’interrogations et d’appréhensions de la part spécialistes qui nous ont contacté.L’URBAN est chargée d’abord d’étudier la nature du sol puis de produire des études qui orientent et justifient les choix structurels et techniques du projet .Alors que la partie réservée à cette 2°phase est une zone rocheuse située en amont des 2.000 logements OZKA AADL et les 712 logements LPL et cela pour la réalisation d’un nombre considérable de logements et d’équipements et peut faire exploser les coûts. Nos interlocuteurs sont unanimes pour dire que la première phase d’urbanisation était un véritable fiasco. Sinon, s’interroge l’un d’entre eux « comment et dans quelles conditions et qui assume la responsabilité de la délocalisation de pas moins de 4.801 du programme AADL du nouveau pôle urbain Draa Errich dont 3.801 logements vers le site de la localité d’El Guantra, dans la commune de Sidi Amar et 1.000 unité vers El Kalitoussa de la commune de Berrahal ». Et pour la circonstance, une voie mécanique, longue de trois kilomètres, a été réalisée, dans une zone rocheuse et qui a surement nécessité une enveloppe financière faramineuse et serait une voie d’accès vers le terrain choisi pour le projet de réalisation de la phase 2 d’urbanisation du pôle urbain de Draâ Errich.
Or, paradoxalement, la nouvelle ville Ben Aouda Ben Mostefa n’attire pas, vue l’absence de nombreux équipements et d’aménagements dignes d’une Smart City et de ville intelligente, comme il sied aux officiels de la qualifier, nonobstant, disent certains, le manque de vision des autorités locales. Pour preuve, l’annulation du projet de vente par adjudication de 143 villas promotionnelles lancée en grande pompe par l’agence foncière faute d’acquéreurs. Cela démontre que le manque flagrant de commodités se fait sentir grandement. Et pourtant, le but de la démarche de l’agence foncière de la wilaya d’Annaba était de permettre l’attractivité d’une nouvelle catégorie de population à la nouvelle ville. Finalement, le projet n’a pas attiré grand monde. Alors que pour bon nombre de citoyens de la nouvelle ville, ils auraient souhaité la création d’une commission ad hoc, présidée par le chef de l’exécutif de la wilaya, aura uniquement pour mission le suivi des différents projets et lever les entraves qui freinent l’évolution de cette nouvelle ville qui est appelé à abriter plus de 220.000 habitants.
Par : A.Ighil












