Par : Amar Ait Bara
Au total, 9.611 logements dans le segment AADL de la deuxième tranche seront distribuées le 5 juillet et le 1er novembre prochains aux souscripteurs de 2013. Cet important quota sera distribué à l’occasion de deux dates nationales historiques pour fêter ces deux événements. Ces logements se trouvent dans deux sites différents, l’un à Kalitoussa et le second à la nouvelle ville BenMostefa Benaouda, ex-Draâ Errich. Aussi, un quota de 250 logements ciblera les demandeurs de logements ayant introduit des recours depuis 2010, dont certains ont été exclus des listes volontairement et arbitrairement. En effet, certains demandeurs ne connaissent même pas les motifs pour lesquels ils ont été exclus des listes des bénéficiaires, dont un père de famille B.S qui a vu son logement attribué à une autre personne ; la raison de son exclusion était virtuelle, prétextant que son épouse était inscrite au programme AADL. Ce dernier se sentant lésé dans ses droits et de manière expéditive. Ainsi, ce dernier exhiba un document prouvant qu’il y avait une erreur, que son épouse ne travaille pas et n’a jamais été inscrite dans l’un des programmes AADL. Ceci n’était qu’une erreur, mais confectionnée de toutes pièces par les employés de l’administration pour servir un des leurs ; de nombreux cas similaires ont été rayés des listes des attributions sociales de cette manière peu commode pour être remplacés par d’autres. A Annaba, où il existe le plus grand nombre de bidonvilles selon les statistiques de 2014, date butoir, environ 30.000 autres demandeurs de logements dans le cadre du social attendent d’être servis prochainement. Selon nos informations ces derniers seront délogés vers leurs nouveaux domiciles par vagues de 300 bénéficiaires. Par contre, les bénéficiaires de logements sociaux à la nouvelle ville BenMostefa Benaouda ont « réintégré leurs anciens bidonvilles et habitations précaires » après avoir vendu leurs logements ou louer pour 8.000 dinars le mois et une enquête en ce sens a été ouverte par les services sécuritaires. Les recours introduits depuis la distribution avant 2014 étaient au nombre de 1.000, puis cette liste a été revue à la baisse pour être arrêtée à 700 seulement, ainsi les mécontents pourront être rétablis dans leurs droits par vagues et quotas, à commencer par les 280 logements actuels. Les demandeurs de logements sociaux de 2014 ont été reçus par un responsable de la daïra d’Annaba qui leur a signifié qu’ils seront servis graduellement et par vagues de 300 unités mais, selon nos informations, ces derniers ont refusé cette méthode qui n’arrange personne. Cependant, des citoyens demandeurs de logement vivants dans des conditions défavorables louent des appartements à un prix fort, mais prennent leur mal en patience en attendant leur tour, alors que d’autres logent chez leurs parents dans des conditions lamentables. En effet, il existe deux sortes de dossiers, ceux des demandeurs sociaux et ceux des bidonvilles qui sont plus favorisés dans l’attribution que les autres, dont certains attendent depuis plus de 30 ans, puisqu’ils ne peuvent pas vivre dans des baraques pour être vite servis. Le problème de la crise de logement social ne connaitra jamais son épilogue tant que les bidonvilles sont en progression constante et ceci nécessite une décision politique courageuse pour détruire les bidonvilles en barricadant les sites avant l’évacuation des demandeurs réellement dans le besoin d’un logement décent dans leurs nouvelles demeures.










