Le Festival international du film d’Imedghassen, qui se tiendra du 10 au 16 septembre 2025, lève le voile sur l’affiche officielle de sa cinquième édition, une création forte en symboles qui reflète l’esprit de cette manifestation cinématographique en plein essor. Placée sous le haut patronage du ministre de la Culture et des Arts, M. Zohir Ballalou, et organisée sous la supervision du wali de Batna, M. Mohamed Ben Malek, cette édition rend un hommage appuyé à l’un des monuments du cinéma algérien : Le Vent des Aurès.
Ultime hommage à Mohamed Lakhdar-Hamina, disparu probablement au moment où de jeunes générations d’Algériens se réunissaient pour célébrer son œuvre et revendiquer son héritage dans le lieu même de sa consécration : le Festival de Cannes. À l’occasion du 70e anniversaire de la Révolution, le festival a choisi de mettre à l’honneur cette œuvre fondatrice, symbole d’un cinéma engagé, profond et porteur de mémoire.
L’affiche, conçue par le réalisateur Issam Taachit et réalisée graphiquement par Mohamed Zerari, réunit en une seule image tout un pan de l’histoire nationale et de l’identité cinématographique algérienne. On y retrouve en filigrane le mausolée d’Imedghassen, monument numide millénaire et repère culturel de la région des Aurès. Ce site, qui donne son nom au festival, devient ici le trait d’union entre les racines profondes du pays et les aspirations de son cinéma à rayonner au-delà des frontières.
En plaçant Le Vent des Aurès au cœur de sa communication visuelle, le festival rend également hommage à celles et ceux qui ont marqué cette œuvre. Le réalisateur Mohamed Lakhdar-Hamina, dont le nom résonne encore dans les cercles cinéphiles du monde entier, mais aussi l’actrice Aïcha Ajouri, connue sous le nom de “Keltoum”, dont l’interprétation bouleversante continue d’émouvoir des générations de spectateurs.
Cette cinquième édition s’annonce donc comme un moment fort, où l’histoire nationale se raconte par l’image, et où les grandes figures du passé éclairent les pas des créateurs d’aujourd’hui. À travers le thème « Là où le cinéma célèbre l’histoire », le Festival d’Imedghassen affirme sa mission : faire dialoguer mémoire et création, enracinement local et ambition internationale.
À Batna, au pied des Aurès, le cinéma algérien écrit un nouveau chapitre, nourri par son patrimoine et résolument tourné vers l’avenir.
Par : Aly D









