Relevant des dysfonctionnements au sein de plusieurs communes, le ministère des Finances a décidé d’intervenir pour assurer la continuité de la restauration scolaire, un service vital pour de milliers d’élèves à l’échelle nationale. Une intervention qui est censée débloquer une situation devenue alarmante dans le terrain.
D’après une note de la direction du Budget du ministère, datée du 18 mars dernier, cette décision fait suite à un gel administratif découlant du refus de certains contrôleurs budgétaires de valider des documents financiers dans plusieurs wilayas.
Résultat : certaines communes ont été privées de moyens pour faire face à leurs dépenses de fonctionnement, mettant en jeu des services essentiels pour leurs populations comme l’école.
A cet effet, dans le but d’éviter toute interruption, la direction générale du Budget, a décidé d’introduire des mesures exceptionnelles pour assouplir les normes d’exécution budgétaire.
En substance, il est plus facile pour les communes de mobiliser leurs crédits même si ceux-ci concernent des activités distinctes, mais inscrites dans le même programme de soutien des collectivités locales.
Plus concrètement, exceptionnellement, les communes peuvent utiliser, si elles manquent d’argent pour la restauration scolaire, des crédits destinés, à l’origine, à d’autres activités.
Une flexibilité qui vise en particulier à garantir la restauration scolaire, mais aussi le transport scolaire et l’entretien des écoles primaires qui sont également concernés par ces réajustements.
Au-delà de la gestion de la crise, cette action témoigne de la volonté de l’État d’assurer la continuité de ce service public.
Le ministère des Finances s’est dépêché d’agir afin d’éviter que le parcours scolaire des élèves ne soit perturbé. Ceci, dans la mesure où la restauration scolaire n’étant pas qu’un simple service, mais un levier social important, notamment pour les familles modestes.
Cette mesure s’inscrit enfin dans une dynamique plus globale de réforme de la gestion locale. Ces dernières années, les autorités se sont montrées davantage motivées pour réformer les services publics, notamment par le biais d’une modernisation des infrastructures mais aussi d’une simplification des procédures budgétaires.
En intervenant pour régler le problème, le ministère des Finances semble vouloir affirmer que la continuité des services scolaires, à commencer par la restauration, reste une priorité nationale qui ne doit pas être mise en difficulté par des blocages administratifs.
Par : Elyas Abdelbaki











