La multitude de textes, en lien avec la politique, adoptés récemment, s’inscrivent dans une logique d’un «encadrement accru» du champ politique, a estimé Jil Jadid. Néanmoins, le parti a décidé de confirmer sa participation aux prochaines élections, dans un souci de «ne pas abandonner le champ politique à la logique de fermeture et de résignation».
Réunissant son Conseil national en session ordinaire, Jil Jadid a ainsi relevé «avec préoccupation l’accumulation de réformes récentes – révision constitutionnelle, nouvelle loi sur les partis politiques, amendement de la loi électorale – adoptées sans véritable concertation».
Des textes, pris isolément, qui peuvent apparaître «techniques», mais «leur enchaînement traduit une orientation politique claire vers un encadrement accru du champ politique et une sélection progressive des acteurs», a estimé le parti pour qui cela «ne s’agit plus seulement de modifier les règles du jeu, mais de redéfinir les conditions d’accès à la compétition politique». Une évolution qui, d’après lui, «renforce le rôle de l’administration sans répondre au défi central : restaurer la confiance entre citoyens et institutions».
Néanmoins, «malgré ces contraintes», le Conseil national confirme «la participation de Jil Jadid aux élections législatives du 2 juillet 2026, ainsi qu’aux prochaines élections locales (communales et de wilaya)».
Un choix, a-t-il expliqué, qui «procède d’une conviction politique claire : ne pas abandonner le champ politique à la logique de fermeture et de résignation».
«Participer, c’est refuser l’enfermement du champ politique, maintenir un lien direct avec les citoyens, défendre le pluralisme par la pratique et non par les slogans, et proposer une alternative politique sérieuse, responsable et démocratique», a ajouté Jil Jadid.
«Dans un contexte marqué par la défiance, notre responsabilité est d’être présents, actifs et utiles», a-t-il lancé dans ce sens.
Le parti a donc décidé «de la mise en place d’une Commission nationale des élections», dont les missions consistent à «préparer et superviser le processus électoral interne du parti, sélectionner les candidats selon des critères de compétence et d’intégrité, suivre le déroulement de la campagne électorale et garantir la transparence ainsi que la cohérence politique».
Pour Jil Jadid, la priorité est «la restauration de la confiance entre citoyens et institutions, l’élargissement des libertés politiques, le renforcement de la transparence, la promotion d’une gouvernance responsable, et la réhabilitation de l’action politique».
En somme, pour garantir un minimum de crédibilité aux élections du 2 juillet, a-t-il estimé, il est nécessaire «d’assurer une transparence totale du processus électoral, de garantir l’égalité d’accès aux médias publics, de lever les obstacles administratifs devant les candidats, de faciliter la participation politique afin de réduire l’abstention, et d’assurer la neutralité effective de l’administration».
Il est également nécessaire, a ajouté Jil Jadid, d’ «engager une réforme politique fondée sur la participation et non sur le contrôle».
Par : Elyas Abdelbaki












