Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a été critique vis-à-vis du projet de loi organique sur les partis politiques, adopté le 9 mars dernier par l’Assemblée populaire nationale (APN).
Dans la déclaration sanctionnant les travaux de son secrétariat national qui s’est réuni, vendredi dernier, en session ordinaire, celui-ci a estimé que «le projet de loi organique sur les partis politiques a été soumis au débat sans que les observations et propositions formulées par les partis aient pu infléchir le pouvoir».
«Le texte maintient l’essentiel des dispositions dénoncées par le RCD et d’autres formations politiques, notamment celles visant à instaurer un contrôle accru de l’exécutif sur la vie partisane», a ajouté le parti.
Pour le RCD, «cette nouvelle loi constitue une remise en cause brutale des acquis démocratiques et une atteinte grave au multipartisme».
Pour ce qui est futures échéances électorales, le RCD a estimé qu’«à quelques semaines de l’échéance légale des élections législatives, l’atmosphère politique demeure morose», soulignant que «l’exécutif semble encore hésiter dans la préparation de cette échéance et les tentatives de remodelage de la loi électorale ne semblent pas trouver de consensus au sommet de l’État».
«Les retards et les tâtonnements observés ne présagent pas d’une réforme susceptible de garantir davantage de transparence dans l’action électorale», a indiqué le RCD, pour qui, «la transparence du scrutin est l’une des conditions pour restaurer la confiance des citoyens dans l’acte électoral et de les inciter à retourner aux urnes».
A cet effet, le RCD «tient le pouvoir pour responsable d’une éventuelle abstention massive qui portera atteinte à la crédibilité des élections et à la légitimité des institutions qui en seront issues», rappelant, dans ce sens, que «la restauration de la confiance passe d’abord par des mesures politiques fortes : la libération des détenus d’opinion, l’ouverture effective du champ politique et médiatique, ainsi que l’abrogation des lois liberticides qui entravent l’expression démocratique et la participation citoyenne».
Pour rappel, la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés de l’APN a reçu, pendant trois semaines, entre janvier et février, des représentants de partis politiques dans le but d’enrichir le projet de loi organique sur les partis politiques. Il a été adopté, à la majorité, par les députés de l’APN, le 9 mars dernier.
Actuellement, il se trouve en examen au Conseil de la Nation.
Par : Elyas Abdelbaki












