Le Dr Karim Khelfane, qui assure l’intérim à la tête de l’ANIE (l’Autorité nationale indépendante des élections), s’est voulu, hier, rassurant : les préparatifs pour les élections législatives du 2 juillet prochain «se passent bien».
Invité au forum du journal El Moudjahid, il a expliqué que le retrait des formulaires et la légalisation des signatures se font «normalement». Une déclaration faite en réaction aux critiques formulées par un certain nombre de formations politiques qui ont évoqué des «difficultés» à faire légaliser les signatures de leurs formulaires de parrainages au niveau de certaines communes.
Néanmoins, si l’opération se passe globalement «bien», il y a une problématique liée aux partis politiques, au nombre de quatorze, qui n’ont pas le droit de retirer leurs formulaires pour «non -conformité avec la loi».
Une liste transmise à l’ANIE par le ministère de l’Intérieur, a-t-il précisé, sans toutefois donner le nom des partis concernés. «La situation évolue au jour le jour», a-t-il indiqué, laissant entendre qu’une formation politique qui se met entre temps en conformité avec la loi sera autorisée à retirer les formulaires.
C’est probablement pour cette raison là que le Front de l’Algérie Nouvelle (FAN) a tenu, samedi, son 3e congrès, plébiscitant pour l’occasion Djamel Benabdeslam président pour un nouveau mandat.
Mais pour le reste, le président par intérim de l’ANIE a tenu à rassurer sur la manière dont l’opération se déroule d’une manière générale, affirmant que grâce au data center de l’Autorité, le processus est suivi au temps réel.
Pour ce qui est des délais, des partis politiques comme le PT ayant réclamé une prolongation du délai prévu pour le dépôt des dossiers, Karim Khelfane a été très clair : il n’y aura pas de délai supplémentaire pour faire légaliser les signatures. La date butoir pour déposer les dossiers, fixée au 18 mai, fait partie d’un calendrier strict. C’est un processus où tout est lié, un maillon ne va pas sans l’autre. Changer ces dates reviendrait, d’après lui, à perturber toute l’organisation des élections.
Khelfane a aussi fait remarquer un fort regain d’intérêt pour la révision exceptionnelle des listes électorales, surtout de la part de la communauté nationale à l’étranger. Un signe encourageant pour les prochaines élections, d’après lui.
En dernier lieu, pour ce qui est de la présence des femmes sur les listes, Khelfane a bien précisé que même s’il peut y avoir une exemption de l’application de la règle du tiers, «cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de femmes sur les listes».
Par : Elyas Abdelbaki









