Le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund), le plus grand mécanisme financier mondial dédié au financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, a approuvé son premier projet climatique en Algérie. Cette initiative vise à lutter contre la désertification, à restaurer les écosystèmes dégradés et à renforcer la résilience des populations rurales face aux changements climatiques. Le projet sera financé conjointement par le fonds international et le gouvernement algérien, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
L’approbation a été annoncée hier, lors d’une réunion du conseil d’administration du fonds organisée à Songdo, en Corée du Sud. D’une durée de sept ans, le programme s’appuiera sur le projet du Barrage vert pour soutenir les efforts de restauration écologique et d’adaptation climatique en Algérie.
Près de 100 millions de dollars mobilisés
Le projet bénéficie d’une enveloppe globale de 99,5 millions de dollars, dont 43 millions sous forme de subvention du Fonds vert pour le climat et 56,5 millions apportés par le gouvernement algérien. Il couvrira 454 138 hectares répartis sur six wilayas, avec pour objectif de renforcer la résistance des écosystèmes et de préserver les ressources naturelles dans les régions vulnérables.
Plus d’un million de personnes vivant dans les zones désertiques devraient bénéficier de cette initiative, dont plus de 142 000 agriculteurs et éleveurs qui profiteront d’un soutien direct pour mieux faire face aux effets de la sécheresse et à la dégradation des terres.
Plus de 59 000 hectares à restaurer
Le programme prévoit la restauration de plus de 59 000 hectares de forêts dégradées, de pâturages, de dunes de sable et de terres agricoles. Ces opérations doivent contribuer à freiner la désertification, à préserver les sols et à améliorer la capacité des territoires concernés à résister aux aléas climatiques.
Le projet prévoit également l’installation de 190 unités fonctionnant à l’énergie solaire pour faciliter l’accès à une énergie propre aux ménages ruraux, aux agriculteurs et aux éleveurs établis dans les zones reculées.
Par : S.A.B









