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Détérioration du pouvoir d’achat : La pomme de terre à 100 dinars

Par : Amar Ait Bara

La rentrée sociale s’annonce brûlante et les pères de familles aux bourses limitées ne savent plus où donner de la tête. Le pouvoir d’achat se détériore  de plus en plus et les prix affichés au niveau des marchés donnent le tournis. Au niveau du marché Souk Ellil et celui d’El Hattab, le prix de la pomme de terre a atteint les 100 dinars le kilo et ceci est incompréhensible. Habituellement, ce marché grouillait de monde puisque les prix affichés par les commerçants demeuraient accessibles durant cette période, comparativement à d’autres marchés ; aujourd’hui, ce rêve s’est transformé en cauchemar. Aussi, la tomate a pris des ailes et est cédée également à 100 dinars le kilo, faisant fuir les clients les plus avertis. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, à Annaba, le prix de la salade un produit local a dépassé largement celui de la banane importée des pays étrangers et particulièrement d’Amérique latine. En effet, la salade produit du terroir cultivée au niveau de la plaine d’Annaba est vendu à 250 dinars, alors que la banane importée de la Côte d’ivoire ou du Brésil est cédée à 230 dinars, un constat amer, clament les citoyens qui se sentent arnaqués et surtout touchés dans leur amour propre à cause de cette mercuriale en folie. Au niveau de certains marchés, c’est l’humiliation ; ces pauvres citoyens rentrent et ressortent du marché avec les couffins vides, ne sachant quoi acheter avec les 500 dinars en poche. Ce qui arrive aux bourses limitées est lamentable et la situation sociale a atteint son paroxysme ; ce sont les prémices d’une éventuelle grogne nationale, sachant que de nombreux pères de familles ont été obligés au repos forcé, donc au chômage. Ces temps-ci, les marchée sont délaissés graduellement par les pères de familles par manque d’argent et surtout avec les différentes dépenses auxquelles font face ces citoyens, dont celle de la rentrée scolaire et des autres charges à payer impérativement, c’est une saignée à blanc. Après la détérioration du pouvoir d’achat à la suite de la crise sanitaire et sociale, l’inflation a provoqué le mécontentement qui s’est installé au sein de la population qui frôle la misère. L’augmentation du prix de la pomme de terre est liée à son indisponibilité et sa rareté sur les marchés de gros ou de détail, mais ceci ne justifie guère cette augmentation inattendue. Cependant, la disponibilité de ce produit provient des différentes chambres froides et la saison de la récolte de la pomme de terre de saison du Sahara est prévue pour le mois de novembre prochain où une stabilité des prix se fera sentir ; mais d’ici là, les citoyens se saigneront encore plus. Le marché national doit être restructuré pour une organisation meilleure avec l’exclusion des intermédiaires et surtout les spéculateurs, cette méthode influera directement sur la baisse des prix affichés. En ces temps difficiles et de crise financière aiguë, les gens se limitent à acheter le minimum et en petite quantité, fini le gaspillage du temps de l’opulence. Même les commerçants se plaignent de cette situation lamentable, leurs recettes ont baissé et les rushs des clients également. Mais certains commerçants malhonnêtes et cyniques pour maintenir la barre haut des prix des fruits et légumes préfèrent voir le produit pourrir et jeté que de voir son prix baissé et c’est une aberration.

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