Une décision communale, portant le numéro 40/2026 du 10 juin 2026, a été émise par l’APC de Ziama Mansouriah, en vertu de laquelle il est signifié l’interdiction de l’installation de tables et de chaises au niveau de l’oued Dar El Oued, situé dans les Grottes Merveilleuses. Il est décidé, à ce titre, l’interdiction stricte de toute installation des tables et des chaises dans cet oued durant la saison estivale 2026.
L’APC avertit que toute personne contrevenant à la présente décision s’expose aux procédures légales prévues par la réglementation en vigueur. Entrant en vigueur à partir de la date de sa signature, la note municipale informe qu’un panneau indiquant le numéro, la date et le contenu de la présente décision sera installé sur le site concerné.
Il est précisé, par ailleurs, que le secrétaire général de la commune et le commandant de la Brigade territoriale de la gendarmerie nationale de Ziama Mansouriah sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente décision, qui sera inscrite au registre des décisions communales. Décriée par certains, appréciée par d’autres, l’installation des chaises dans l’Oued Dar El Oued, dans les grottes merveilleuses, a soulevé un intense débat depuis que ce phénomène a fait son apparition à l’occasion des saisons estivales.
Pour les scientifiques et les défenseurs de l’environnement, c’est l’écosystème de l’Oued qui en pâti de l’installation de ces chaises à même le cours d’eau à l’origine de pollution et des dégâts écologiques. Depuis quelques années déjà, des restaurateurs n’hésitent pas à installer chaises et tables dans ce cours d’eau pour servir des repas à leurs clients.
C’est ce qui a soulevé l’indignation des défenseurs des sites naturels de la région, notamment des universitaires. Spécialiste des écosystèmes locaux de par sa longue expérience au parc national de Taza, Nadia Ramande, aujourd’hui en retraite, n’a pas manqué de saluer cette décision «d’une grande importance et d’une responsabilité majeure».
Dans une publication sur sa page Facebook, elle note que «deux décisions ont été prises afin d’organiser la saison estivale 2026 dans la wilaya de Jijel. Elles visent, d’une part, à garantir la sécurité des estivants et des visiteurs et, d’autre part, à protéger les richesses naturelles et à les préserver pour les générations futures».
La première décision porte, selon elle, sur interdiction de l’utilisation des motos nautiques (jet-skis) à l’intérieur des plages et des zones réservées à la baignade, tandis que la seconde concerne l’interdiction d’installer des chaises, des tables ou ce que l’on appelle communément des «restaurants flottants» sur les berges de l’oued Dar El Oued.
Cette spécialiste du parc national de Taza, recommande que cette mesure soit adoptée également dans d’autres communes, voire à l’échelle de la wilaya, face à des situations similaires observées notamment à Oued Djen Djen et à la source de Mechaki, où les cours d’eau sont accaparés par des tables et des chaises ne répondant ni aux exigences minimales d’hygiène, ni aux principes d’une gestion durable des sites naturels sensibles et des ressources hydriques qui font la richesse de la wilaya de Jijel.
Par : Amor Z







