Fettouma Ousliha Bouamari a été mise à l’honneur lors de la 12e édition de la rencontre du Club des anciens de l’information et de la culture.
La cérémonie a réuni plusieurs figures des médias et du monde culturel autour de la valorisation de parcours ayant marqué la scène artistique nationale. La Médaille du mérite et de l’excellence lui a été remise en reconnaissance d’un itinéraire artistique entamé au début des années 1960 et inscrit dans l’histoire du théâtre et du cinéma algériens.
Figure des débuts du théâtre algérien, Fettouma Ousliha Bouamari fait ses premiers pas en 1963 dans « L’Oiseau vert » une adaptation de la pièce de Carlo Gozzi, Cette première expérience, encouragée par Mustapha Kateb à la tête du Théâtre national algérien, l’oriente durablement vers le théâtre, où elle participe à plusieurs œuvres du répertoire classique et contemporain comme « Deux Pièces Cuisine » de Abdelkader Safiri, « Le Cercle de craie caucasien « de Bertolt Brecht, « L’Homme aux Sandales de Caoutchouc » de Kateb Yacine, ou encore « Le Sang des Juste »s et Le « Revizo »r de Nicolas Gogol[ . Le passage par la scène constitue le socle d’un parcours rapidement prolongé par le cinéma.
Au début des années 1970, le grand écran s’ouvre avec « Le Charbonnier » de Mohamed Bouamari. Quelques années plus tard, « L’Héritage » de Mohamed Bouamari marque un tournant décisif, récompensé en 1982 par le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival de Carthage, une première pour une actrice algérienne. Suivront plusieurs productions devenues références du cinéma national, dont « Le Premier Pas », « Le Refus » également signés Mohamed Bouamari, et « La Citadelle » de Mohamed Chouikh.
Depuis elle enchaine les rôles sur les deux rives de la Méditerranée à la télévision et au cinéma dont “L’Empire Des Rêves” de Jean-Pierre Lledo, “Hassan Niya” de Ghaouti Bendedouche, “La Baie d’Alger” (téléfilm) de Merzak Allouache, “Discount” de Louis-Julien Petit, « Munich » de Steven Spielberg, « L’Autre Côté de la mer » de Dominique Cabrera, « Barakat ! » de Djamila Sahraoui ou encore « Sœurs « (2020) de Yamina Benguigui
Née à Alger en 1940, issue d’un milieu populaire et marquée par les années de la guerre de Libération, la future comédienne débute dans l’administration avant de rejoindre le théâtre, où se structure l’essentiel de son engagement artistique. À travers cet hommage, c’est une carrière entière qui se trouve rappelée, faite de choix constants et de rôles qui ont contribué à inscrire son nom parmi les figures marquantes du théâtre et du cinéma en Algérie.
Par : Aly D







