Si le mois de juillet a toujours été caractérisé par l’arrivée des vacanciers par vagues modérées, et août par une « invasion », septembre, fidèle à ses habitudes, de façon progressive, invite les visiteurs à quitter la baie, ses plages s’entend.
Généralement, c’est la météo qui dicte le tempo quand la date de la rentrée scolaire ne se mêle pas au programme des départs des uns et des autres. Cette année, les chaleurs excessives engendrées par les incendies en série, ont forcé bon nombre de gens à quitter l’intérieur du pays pour se rendre là où la Méditerranée leur tend les bras en offrant une fraicheur inégalable.
Et Chétaïbi, est l’une de ces zones qui a été marquée par une foule d’estivants de loin supérieure à celles des autres saisons. La plage de la ville et les quatre autres de la désormais célèbre « Sable d’or » qui s’ajoutent à la Baie ouest et la Fontaine romaine qui se distinguent par des galets, ont connu un nombre record de visiteurs.
Il est vrai que les commerçants de la ville, tout comme les loueurs d’appartements, en tirent un profit substantiel, mais cet avantage s’accompagne d’inconvénients difficilement supportables : la circulation empêche les déplacements notamment du côté du boulevard Daoudi Bachir qui longe la plage principale pour prend fin au port.
Un calvaire supporté de jour comme de nuit, et qui prend une tout autre dimension le week-end, obligeant souvent des éléments du dark el watani à intervenir. Par ailleurs, le bruit infernal causé par une situation inédite, dérange le sommeil des autochtones habitué à un calme légendaire aux confins de la wilaya.
Ces derniers jours, les menaces de la météo se sont fait persistantes, même si la pluie ne s’abat que par intermittence et sans perdurer. Mais les estivants de la dernière heure semblent répondre à l’invitation de quitter les lieux par un « qu’il vente ou qu’il pleuve, qu’il tonne ou que le ciel s’assombrisse, nous ne sommes guère pressés de prêter oreille aux injonctions météorologiques ».
C’est que certains relèvent du lot qui préfère le calme de septembre au tumulte d’août, et ne sont là que depuis peu. D’autres n’ont plus d’enfants scolarisés, ce qui les aurait contraints à un retour imminent. Voilà qui justifie le spectacle de maints parasols encore plantés au bord de l’eau, et de gamins courant en tous sens sur le sable désormais tiède de la plage, sous le regard attendri des parents. Il importe de signaler que cette saison estivale, au grand bonheur de tous, n’a enregistré aucun décès contrairement aux autres années marquées par au moins deux noyades mortelles.
Par : KH.AMEUR










