L’artère perpendiculaire à la cité de la Palestine et parallèle au stade communal Meziani Abderrahmane du centre-ville est transformée en une véritable décharge publique à ciel ouvert. Les marchands de l’informel squattent ce carré du matin au soir laissant derrière eux sachets en plastique, légumes et fruits moisis. Quant au passage qui donne sur le portail de cette structure hospitalière est toujours bloqué par les vêtements et autres produits exposés à même le sol. Les malades, pour se rendre au service des urgences, éprouvent des difficultés pour y arriver, le passage étant occupé par les squatteurs.
Dans cette atmosphère morose, les riverains souffrent le martyre toute l’année, cause des rixes entre ces pseudo-marchands, sans parler de l’odeur nauséabonde dégagée des tas d’ordures jetés près de la clôture. Les rats, les chiens et chats viennent nombreux dans l’obscurité pour s’engraisser paisiblement car on y trouve toutes sortes de nourritures (pains, fruits, viandes blanche et rouge, etc…)
Devant cette situation alarmante, la presse locale a versé beaucoup d’encre à ce sujet, mais en vain. Une proposition a, même, été donnée par des citoyens concernant ce trottoir squatté en créant une clôture pour protéger la polyclinique de cette agression. Hélas, aucune décision n’a été prise par les responsables locaux pour mettre fin à cette ruralisation des lieux.
Chaque vendredi, les marchands illicites de légumes, qui fuient les marchés couverts, préfèrent s’installer le long de cette artère importante, au lieu de travailler dans la légalité. Aujourd’hui, la population Beidie crie au scandale et dénonce cette situation inacceptable, tout en exhortant le wali d’intervenir pour ouvrir le marché couvert du centre-ville, fermé depuis plus de deux décennies.
Par : Chaffai Chawki












