Ces derniers jours, les consommateurs ne savent plus à quel saint se vouer à cause de la cherté de la vie. La flambée des prix a touché essentiellement les légumes et fruits à travers plusieurs communes de la wilaya d’Oum El-Bouaghi. Les prix des fruits (pommes, poires, pastèques, bananes et raisins) ont dépassé les 300 dinars sur le marché d’Ain Beida. Cette dernière, connue par son marché de gros de fruits et légumes vendus à des prix acceptables, a été à son tour contaminée par une flambée des produits inouïe.
“En cette période de l’année, j’avais l’habitude d’acheter des pastèques. Mais, hélas aujourd’hui il m’est impossible de payer une tranche à 350 dinars… C’est lamentable”, m’explique un retraité. Une dame accompagnée de son fils ajoute : «Depuis plusieurs semaines, j’achète uniquement des yaourts pour la famille car il m’est impossible de me payer un kilo de pommes à 450 dinars ou un quelconque fruit de saison dont les prix varient entre 350 et 450 dinars.
De même pour les concombres qui ont été vendus, hier, à Ain Beida à 150 DA». Nous nous sommes rapprochés d’un commerçant de gros pour toucher la mercuriale des prix, la réponse était non convaincante puisqu’il veut nous convaincre que les dernières pluies sont responsables du changement climatique.
Donc, par conséquent, les produits de grandes nécessités se font rares sur le marché dont les pommes de terre, oignons, carottes, betteraves, poivrons rouges et verts, laitue… Dans ce macrocosme commercial, les marchants exposent leurs marchandises tôt le matin pour attirer leur rare clientèle sans pour autant vendre quoi que ce soit. Les marchands ambulants sillonnent les cités du matin au soir pour accrocher les consommateurs de ce carré important de la ville des Haracta.
Il est temps que les pouvoirs publics et les responsables locaux concernés agissent vite pour approvisionner le marché en produits de large consommation (denrées alimentaires, fruits et légumes) pour éviter la spéculation et l’escroquerie utilisées par certains marchands de gros et détails indélicats de s’enrichir sur le dos des pauvres salariés et des retraités.
Par : Chaffai Chawki












