En dépit des chutes de pluie accompagnées de grêle qui se sont abattues sur plusieurs communes de la wilaya d’Oum El-Bouaghi, des cités à Ain Beida sont aujourd’hui privées d’eau potable depuis 10 jours. En hiver comme en été, les habitants de ces carrés achètent de l’eau chez des colporteurs locaux à 800 dinars la citerne, d’autres s’approvisionnent des sources situées à quelques encablures de la capitale des Haracrta. Certains Beidis pensent que l’ADE n’a pas trouvé à ce jour un moyen efficace pour distribuer équitablement ce liquide vital pour toute la population.
D’autres jugent que cette institution commerciale éprouve des difficultés énormes pour bien gérer l’eau dans cette grande daïra du pays. «En principe, le problème d’eau ne se pose pas à Ain Beida vu le nombre suffisant de réservoirs existant, en plus du dernier qui a été réalisé à Bouakouz (20.000 m3) sur les hauteurs de la cité», me confie un retraité de la Municipalité. Un jeune ajoute qu’”il faut trouver le plus vite possible une solution aux fuites d’eau car c’est une catastrophe”.
Effectivement, en 2007 il était question de rénover le réseau d’AEP de la ville, datant de l’époque coloniale, jugé vétuste et complètement dégradé. Seulement une partie a été réhabilitée, le reste n’a pas changé d’un iota pour des raisons qu’on ignore. «La déperdition de l’eau a fait que cette dernière n’arrive pas aux étages supérieurs des immeubles», intervient une dame.
Devant cette situation alarmante, des locataires ont acheté des réservoirs de 1000 et 1500 litres qu’ils ont placées dans les cages d’escaliers pour éviter de tomber en panne durant la période caniculaire. La gestion de l’eau a toujours été un casse-tête chinois pour l’ADE de cette ancienne daïra du pays, puisque ses cadres n’ont pas pu établir un nouveau programme pour satisfaire les besoins de la population en eau potable.
Par : Chaffai Chawki












