Par : Hamid Daoui
Après la très longue hibernation du mouvement syndical consécutif au reflux ayant affecté l’ensemble des organisations ouvrières et ses structures de bases, caporalisées par le syndicat UGTA, l’on assiste à des frémissements ces derniers temps au sein des entreprises communales et l’administration de la mairie d’El-Khroub. Les retombées de la crise sociale aidant, avec les retards dans les payements des rémunérations auraient secoué les appareils syndicaux et les travailleurs mécontents de leur situation de précarité, aggravée par la flambée des prix des denrées de large consommation, l’inflation…etc. Ainsi, le syndicat des ouvriers de l’entreprise d’assainissement a été contraint de monter au créneau. En effet, selon des sources ouvrières, cet organe syndical aurait demandé la révision de la convention collective. Dans ces propositions, l’on avance l’alignement du salaire de base au SNMG et l’octroi de la prime de transport équivalente à une modique somme de 100/jour pour les travailleurs résidant au chef-lieu de commune et 200DA/jour pour ceux hors de la ville. Pour l’instant, ce sont les premières fuites des revendications à mettre sur la table des négociations, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines, qui ajoutent que les salaires du dernier mois n’ont pas été versés intégralement. « Rien d’une avance de 20.000DA », disent-ils alors que les primes de rendement des deux dernières années de 2020 et 2021 ne sont pas encore perçues par le collectif de travailleurs, ajoutent-ils indignés par la précarité qui les ronge chaque mois un peu plus.
Par ailleurs, des employés de la mairie tentent de quitter l’UGTA pour rejoindre le syndicat rival, le SNAPAP, éclipsé après une brève existence parmi le personnel de la direction technique de l’APC. Les initiateurs espèrent-ils une synergie pour enclencher une dynamique syndicale susceptible d’accompagner les mécontentements grandissant des employés pour conquériez des droits et une dignité bafouée ?










