Par : M. Rahmani
Le spectre de la pénurie d’eau plane sur le tout Annaba et les vieux réflexes sont de retour cette semaine avec ces coupures d’eau qui durent depuis 4 jours et qui, certainement, se prolongeront car le problème n’est toujours pas réglé.
En effet, presque toutes les cités et quartiers de la ville sont privés de cette denrée précieuse indispensable pour les ménages qui se trouvent ainsi avec des robinets à sec et des réservoirs vides car l’Algérienne des eaux n’a même pas « daigné » prévenir ses abonnés qui se sont retrouvés du jour au lendemain confrontés à ce problème et pas des moindres.
Jerricans et bidons en main, aidé de ses enfants, on part à la recherche du précieux liquide du côté des sources ou chez la Protection civile qui, elle aussi, parfois se trouve à sec. Une impression de déjà-vu qui se répète presque tous les ans à Annaba, malgré toutes les dispositions prises, multiplication des forages, nouveaux transferts à partir de la wilaya d’El-Tarf, mais cela s’avère insuffisant et le problème se pose à chaque fois pour la ville d’Annaba ; à croire qu’elle est frappée par une malédiction.
L’on se rappelle d’un certain été où la pénurie d’eau avait duré près d’une vingtaine de jours obligeant les habitants à se déplacer à des kilomètres pour aller s’approvisionner en ce liquide vital ou recourir à l’achat de citernes d’eau à des prix prohibitifs. Même le complexe sidérurgique, installation stratégique pour l’économie régionale, avait dû s’arrêter faute … d’eau.
Une situation qui avait alors amené les autorités à ordonner de nouveaux forages et à réfléchir à de nouveaux transferts qui, plus tard, avaient été réalisés.
Il faut dire que le problème, en dehors de la sécheresse qui est parfois à l’origine de ce manque cruel d’eau, le taux de remplissage des barrages ayant été en deçà de ce qui était prévu, est aussi en rapport avec la gestion qui reste le talon d’Achille de cette situation qui se répète et qui a tendance à perdurer.
En effet, les programmes de distribution de l’eau potable ne sont pas du tout adaptés et les gaspillages sont légion, ce qui réduit considérablement les capacités d’approvisionnement. D’un autre côté, les fuites d’eau sur le réseau de conduites de l’AEP ne se comptent plus. L’on ne compte plus le nombre de ces points noirs où l’on assiste à chaque distribution dans certains quartiers à des trombes d’eau qui dévalent les chaussées et vont se perdre dans les avaloirs et autres regards et caniveaux, des milliers de mètres cube qui partent en fumée, d’une part le citoyen abonné n’en profite pas et, d’autre part l’Algérienne des eaux ne perçoit pas un centime pour ces quantités perdues.
Ajoutez à cela les branchements pirates des milliers d’habitants des bidonvilles qui ceinturent Annaba avec toutes les fuites qu’ils occasionnent (par de mauvais branchements) et l’on a tous les ingrédients qui amènent la pénurie.
Sur cette coupure qui dure, nous nous sommes rapprochés des services concernés qui nous ont informés que cela est dû à une rupture d’une conduite principale, reliant le barrage de Chafia à la station de traitement de Chaïba (Sidi Amar). Des travaux sont en cours pour les réparations nécessaires et l’approvisionnement normal sera rétabli dès l’achèvement desdits travaux.











