Alors que l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) poursuit le traitement des dossiers de candidature aux prochaines élections locales, plusieurs formations politiques prennent en charge les recours de leurs candidats disqualifiés afin d’obtenir l’annulation des décisions de rejet et de préserver leur capital électoral. Les honoraires des avocats peuvent atteindre 5 millions de centimes, voire davantage, tandis que certains dirigeants de partis interviennent directement dans la défense des candidats concernés.
D’après des informations rapportées par diverses sources, plusieurs partis accompagnent leurs candidats dans les procédures judiciaires engagées après le rejet de leurs dossiers. Certains ont choisi de contester ces décisions devant les juridictions compétentes, dans l’espoir de retrouver leur droit de participer au scrutin, tandis que d’autres ont renoncé à poursuivre les démarches.
Des recours pris en charge par les partis
Au-delà du suivi administratif et juridique, certaines formations politiques assument les frais de défense des candidats concernés. Les honoraires des avocats peuvent ainsi atteindre 5 millions de centimes ou plus dans certains cas, évitant aux intéressés de supporter seuls le coût des procédures.
Cette mobilisation vise à obtenir la réhabilitation des candidats écartés et leur maintien sur les listes, mais aussi à limiter les conséquences politiques de leur exclusion. Leur absence de la compétition pourrait en effet priver les partis du soutien dont ils disposent auprès de leurs familles et de leur entourage, et ainsi affecter leurs résultats électoraux.
Préserver les soutiens et les voix
Le suivi des recours répond également à un objectif politique : maintenir les liens avec les candidats concernés et leur témoigner le soutien de leur formation malgré le rejet de leurs dossiers. Les partis cherchent ainsi à éviter que l’exclusion de certains postulants ne se traduise par une perte plus large de soutiens et de voix lors du scrutin.
L’implication de certaines formations va jusqu’à la défense directe de leurs candidats par leurs dirigeants. Le chef du parti Voix du peuple, Lamine Osmani, a notamment pris en charge la défense des candidats de sa liste dans la capitale, après le rejet des dossiers d’une douzaine d’entre eux, selon des sources.
Les recours se poursuivent alors que les partis tentent de faire annuler les décisions de rejet et de réintégrer les candidats concernés, afin de préserver la composition de leurs listes et leur assise électorale à l’approche des élections municipales et de wilaya prévues le 28 novembre.
Par : S.A.B.












