Un collectif national de diplômés en droit et en science politique interpelle le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour exiger la reconnaissance de leurs compétences académiques et l’ouverture de débouchées professionnelles compatibles avec leur formation. Au cœur de cette démarche, une revendication précise : que les diplômés de ces branches soient autorisés à enseigner l’éducation civique au cycle moyen, ainsi qu’un enseignement « droit » au niveau lycéen dans leur champ d’expertise.
Les initiateurs de cette initiative estiment dans une lettre ouverte au chef de l’Etat que leur formation universitaire leur permet de contribuer à la transmission des connaissances juridiques et politiques aux jeunes générations. Ils militent, en somme, pour une meilleure adéquation entre les formations universitaires et les besoins du système national d’éducation.
Cette exigence des diplômés ne se limite pas à la question de l’emploi. Ils estiment que l’enseignement de ces matières par des universitaires formés en droit et en sciences politiques peut aider à améliorer la connaissance des lois, des droits et des devoirs, et des institutions qui structurent la vie sociale. En outre, ils soulignent la nécessité de développer des citoyens responsables qui comprennent leurs droits et leurs devoirs.
Les initiateurs de l’appel, se disant en faveur de « l’équité académique », de la valorisation des diplômes universitaires et du principe de spécialité, affirment : « Notre demande n’est pas un simple recrutement ». Ils estiment que les compétences développées au cours de nombreuses années d’études devraient être utilisées dans des postes qui correspondent aux qualifications des diplômés.
Le collectif appelle donc les autorités compétentes à examiner cette proposition et à envisager des mécanismes pour la mettre en œuvre dans le système éducatif. Il appelle le président de la République à accorder une attention particulière à cette question et à diriger les services concernés vers une analyse plus détaillée de la question.
Les initiateurs de l’appel plaident ainsi pour une mobilisation autour d’un but commun : faire reconnaître les compétences des diplômés en droit et en sciences politiques et leur permettre de participer à la formation des prochaines générations.
Cette démarche soulève donc la question de la valorisation des formations universitaires et de leur débouché professionnel. Elle pose aussi la question de la part à donner dans le cursus scolaire à l’enseignement des notions juridiques et civiques, où la maîtrise des institutions, des textes de lois et des règles de vie sociale représente un enjeu crucial pour la formation du citoyen, indique-t-on encore.
Par cet appel, le collectif souhaite donc susciter un débat sur les modalités de recrutement et sur l’adaptation des spécialités universitaires aux besoins du ministère de l’éducation nationale.
Par : Elyas Abdelbaki












